Biodiversité : nécessité d'établir des réserves naturelles
Le document portant sur la politique de l'établissement d'un réseau de réserves naturelles au Vietnam vient d'être rendu public. Il s'agit de la dernière recherche réalisée dans le cadre d'une coopération entre l'Office des gardes forestiers relevant du ministère de l'Agriculture et du Développement rural et de l'Union mondiale pour la nature (IUCN), qui entre dans le cadre du projet d'établissement de réserves naturelles co-financé par le Fonds global de l'environnement (GEF) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Ce résumé donne des recommandations et, de là, les bases pour
l'élaboration d'un mécanisme et d'une politique d'établissement et de protection de ces zones.
"Le gouvernement vietnamien a fait de gros efforts dans l'établissement d'un réseau de réserves naturelles", a estimé Bernard O'Callaghan, coordinateur de programme et chef p.i. de la représentation de l'Union mondiale pour la nature (IUCN) au Vietnam, avant de souligner que plus de 10% de sa superficie terrestre sont consacrés à ces zones, un taux bien plus important que dans bien d'autres pays.
Selon lui, le Vietnam a élaboré une stratégie de conservation pour la période 2006-2015, ce qui a prouvé de véritables apports et engagement de sa part pour l'établissement de ce réseau.
Le Vietnam, qui possède actuellement une riche biodiversité, figure parmi les 10 pays du monde reconnus pour l'abondance de leurs ressources coralliennes et la diversité de leur faune. Cependant, il doit également faire face à la pollution croissante de l'environnement due au développement rapide des infrastructures. Ainsi, l'établissement d'un réseau de réserves naturelles revêt une signification importante pour la protection de l'environnement.
Le Vietnam compte actuellement 128 forêts à usage spécifique, 68 zones submergées, 15 zones de conservation maritime et 30 parcs nationaux.
Savi/CVN