AMÉRIQUE LATINE : un week-end riche en émotions
Le dernier week-end a été riche en corridas de l’autre côté de l’Atlantique : samedi, José María Manzanares II a confirmé son excellent moment en coupant un total de trois oreilles aux toros d’Achury Viejo avant d’ouvrir la Grande porte des arènes de Carthagène des Indes (Colombie), au côté d’El Fandi, « seulement » crédité de deux pavillons. Cette feria avait par ailleurs été marquée, lors de la corrida d’ouverture, par une remarquable démonstration de toreo madrilène signée par Miguel Abellán et El Juli, tous deux crédités d’un trophée.
El Juli a poursuivi dimanche sa moisson d’oreilles en obtenant l’appendice de ses deux toros d’El Paraíso, dans les arènes d’Armenia (Colombie). Deux faenas solides et bien composées lui ont permis de sortir en triomphe au côté d’un Dinastía pléthorique, qui a gracié le 6e et dernier exemplaire de la corrida, baptisé Escultor.
Un autre torero colombien a été à l’honneur au cours de cette journée dominicale : Luis Bolívar a ouvert la Grande porte des arènes de Duitama (Colombie) après avoir récolté un total de trois oreilles face à un bon lot de Las Ventas del Espíritu Santo, propriété du maestro César Rincón, qui officiait d’ailleurs en qualité de chef de lidia. Un trophée a été obtenu par Miguel Abellán, qui a effectué deux vueltas.
L’émotion a enfin régné en maître sur la Monumental de Mexico et sous les yeux de José Tomás, présent dans les tribunes des plus grandes arènes au monde : le torero vétéran Rodolfo Rodríguez El Pana est sorti en triomphe de la Monumental après avoir réalisé une faena d’exception face au 4e toro de Javier Garfias. Crédité des deux oreilles de son adversaire, le Pana a effectué quatre tours de piste dans une ambiance indescriptible à l’occasion de ses adieux à l’afición de la capitale. Serafín Marín, qui confirmait son alternative, a fait naufrage face à un lot moins évident.