Bruno Bressolin. Backstage à l'Espace Carte blanche
L’Espace Carte blanche, dans le XIIIe arrondissement, affirme sa vocation à organiser des expositions autour d’un axe de réflexion, celui des «rapports entre la peinture et la photographie». Après Raphaël Thierry et Marc Goldstain, la galerie invite donc Bruno Bressolin, auteur des séries Promesse non tenue qui, tout en faisant référence à l’univers du polar, interroge le rapport à l’image photographique, et Peau d’âme, réflexion sur la violence de l’âge d’adolescence.
Promesse non tenue, 2005. Metallic Paper contrecollé sur aluminium. 80 x 120 cm. (Courtesy Espace Carte Blanche. © Bruno Bressolin)
Promesse non tenue, 2005. Metallic Paper contrecollé sur aluminium. 80 x 120 cm. (Courtesy Espace Carte Blanche. © Bruno Bressolin)
Promesse non tenue, 2005. Metallic Paper contrecollé sur aluminium. 80 x 120 cm. (Courtesy Espace Carte Blanche. © Bruno Bressolin)
Promesse non tenue, 2005. Metallic Paper contrecollé sur aluminium. 80 x 120 cm. (Courtesy Espace Carte Blanche. © Bruno Bressolin)
Lettre en souffrance, 2006. Metallic Paper contrecollé sur aluminium. 50 x 70 cm. (Courtesy Espace Carte Blanche. © Bruno Bressolin)
ChasubleChasubleChasuble, 2006. 50 x 70 cm. Metallic Paper contrecollé sur aluminium. (Courtesy Espace Carte Blanche. © Bruno Bressolin)
Bruno Bressolin. Né en 1961. Vit et travaille à Joinville.
Du 20 octobre 2007 au 24 nov.embre 2007. Espace Carte blanche 151, rue du Chevaleret 75013 Paris ( M° Bibliothèque François Mitterand). Site : www.espacecarteblanche.com
Faits divers dramatiques, arrêts sur images pornographiques, vices et sévices prélevés puis portés comme une oriflamme au rang de l'oeuvre d'art. L'oeuvre de Bruno Bressolin rend un subtil hommage au principe du ready-made duchampien. L'objet empreint de l'usure du quotidien sort désormais de sa condition. Du référent à sa référence, un trouble s'opère.
Perte de sens, de perception, l'artiste interroge les fondements de notre condition. Promesse non tenue témoigne, fait acte. Malmenée, triturée, froissée, l'image s'érige en manifeste. Loin d'une satire des moeurs, Bressolin dissèque tel un médecin légiste, analyse un échantillon d'ADN et rend public son diagnostic.
En-deçà du manifeste sociétal, l'artiste interpelle, offre une alternative à l'horreur : la tentation. Une invitation est lancée. Nul ne peut à présent l'ignorer. Christelle Langrené, Docteur en art contemporain





