Joseph Nash (1808-1878), La Chambre de la reine Marie-Amélie au château de Claremont (Grande-Bretagne), 1866
Joseph Nash (1808-1878), La Chambre de la reine Marie-Amélie au château de Claremont (Grande-Bretagne), 1866, gouache, 39 x 57 cm. Record mondial pour l’artiste. 33 600 € frais compris.
N’en déplaise à Albion, c’est en France que l’un de ses enfants, Joseph Nash, a décroché un record mondial (source : Artnet), avec les 28 000 € recueillis par la gouache reproduite, montrant la chambre de la reine Marie-Amélie au château de Claremont, dans le Surrey, en Angleterre. Elle a été exécutée en 1866, année du décès de l’ancienne reine de France, épouse de Louis-Philippe, le 24 mars très exactement. En effet, après la révolution de 1848, le couple royal s’est exilé en Grande-Bretagne, où il a résidé dans ce château. Louis-Philippe y est décédé en 1850. Claremont a été acheté en 1816 pour le prince Léopold de Saxe-Cobourg, futur roi des Belges, alors qu’il venait d’épouser la princesse Charlotte, héritière du trône d’Angleterre. Elle est décédée l’année suivante. En 1848, il a mis cette demeure à la disposition de Louis-Philippe. Celui-ci avait déjà trouvé refuge à deux reprises en Angleterre, la seconde en 1814 en compagnie de son épouse au moment des Cent-Jours. Ils résidèrent alors au château de Twickenham. Louis-Philippe et Marie-Amélie avaient déjà visité Claremont, à l’occasion d’une visite officielle à la reine Victoria. Le roi avait alors offert à la souveraine un char à bancs, utilisé le 10 octobre 1844 par la royale assemblée pour un périple champêtre de Windsor à Claremont, en passant par Twickenham et Hampton Court. L’évènement a été immortalisé par Joseph Nash sur une aquarelle conservée dans les collections de la reine d’Angleterre. Élève de l’architecte Augustus C. Pugin, interprète inspiré du Gothic Revival, ce peintre et dessinateur s’est spécialisé dans les vues d’architecture, aussi bien extérieures qu’intérieures. Elles ont donné lieu à plusieurs ouvrages : Architecture of the Middel (1838), Mansions of England in the Olden Times (1839) - pour lequel le lithographe C. J. Hullmandel a utilisé un nouveau procédé appelé lithtint, permettant d’affiner les nuances colorées - et Views of Windsor Castle (1848). En 1851, il a également réalisé un véritable reportage sur l’inauguration par la reine Victoria de la première exposition universelle, organisée à Londres, au Crystal Palace. (courtesy www.gazette-drouot.com)
Lundi 17 décembre, salle 6. Oger & Semont SVV. M. Auguier
