Vers 1925. Broche en platine sertie de diamants ronds et baguette, ornée de trois émeraudes gravées
Vers 1925. Broche en platine sertie de diamants ronds et baguette, ornée de trois émeraudes gravées, la plus importante l’ayant été au XVIIe-XVIIIe siècle, h. 8,5 cm. 182 517 € frais compris.
Estimée au plus haut 12 000 €, cette broche vers 1925 s’envolait à 148 000 €. Elle est ornée de trois émeraudes gravées, celle retenue en pampilles l’ayant été sur ses deux faces au XVIIe-XVIIIe siècle. La gravure des émeraudes est une spécialité indienne. Les fastueux empereurs Moghols - qui ont régné entre 1528 et 1858 - étaient particulièrement amateurs de pierres précieuses et de bijoux. Le vert étant la couleur de l’islam, l’émeraude est dans cette religion le symbole de l’espoir et de la vie éternelle. Aussi les Moghols ont-ils fait graver sur les émeraudes - provenant d’Inde, mais aussi de Colombie - leur noms, des versets du Coran et des motifs floraux. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, l’Inde des maharadjahs fascine et Victoria est proclamée impératrice des Indes en 1876. La maison Cartier profite de cet engouement et présente à l’Exposition universelle de 1900 ses premiers bijoux indiens. Les maharadjahs vont de leur côté faire moderniser leurs parures. Dans les années 1920 à Londres, Jacques Cartier voit affluer les trésors venus d’Inde. La vogue des pierres gravées culminera par la suite dans un style que l’on nommera tutti frutti, dont l’une des pièces les plus emblématiques est le collier hindou créé pour Daisy Fellowes en 1936. (courtesy www.gazette-drouot.com)
Mardi 18 décembre, salle 8. Piasa SVV. Cabinet Serret & Portier
