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10 février 2008

1936 Mercedes-Benz 500 K cabriolet A - Propriété de Georges Mathieu et seulement 33 exemplaires produits

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1936 Mercedes-Benz 500 K cabriolet A - Propriété de Georges Mathieu et seulement 33 exemplaires produits

Carrosserie de Sindelfingen - Châssis no. 105383 - Couleur : Noir

Sensation du Salon de L’Automobile de Berlin 1934, la légendaire Mercedes-Benz 500 K d’avant-guerre coûtait une petite fortune neuve et équivaut aujourd’hui à la rançon d’un roi, eu égard à sa rareté. Les années 1930 ont été une période d’une créativité sans précédent en matière de style automobile, au cours de laquelle la sublime 500 K a représenté l’excellence. Son attrait hors du temps demeure encore aujourd’hui.
La 500 K, qui disposait d’un ingénieux système de suspensions arrière indépendantes à essieu articulé, a été créée par Hans Nibel, qui a débuté chez Benz au début du 20ème siècle, succédant à Marius Barbarou en tant que chef ingénieur en 1904 et a conçu (et piloté) les énormes Benz de l’époque, culminant à plus de 200 ch avec la « Blitzen » Benz. Après la fusion avec Mercedes, il a remplacé Ferdinand Porsche et créé les châssis les plus sophistiqués de l’époque pour la route et le circuit, dont les voitures de course « Silver Arrow » (« Flèche d’Argent »). Les modèles routiers suralimentés de Mercedes des années 30 sont un hommage extraordinaire au savoir-faire des ingénieurs.
Comme le modèle 540 K qui va lui succéder, la magnifique Mercedes-Benz 500 K a probablement été le modèle de production le plus remarquable de la société de Stuttgart pendant les années 30. La 500 K était équipée d’un moteur huit cylindres en ligne à compresseur de 5 018 cm3 qui disposait du fameux système de suralimentation de type Roots de la société par lequel presser la pédale d’accélérateur à fond revenait simultanément à déclencher le compresseur et fermer les prises d’air atmosphériques du carburateur. Ce système avait été testé en profondeur sur les précédentes voitures de Type S conçues par le Dr Porsche, et par la suite les 500 et 540 K ont été les dernières Mercedes à compresseur avant une époque récente.

Sous un capot paraissant sans fin, le moteur huit cylindres en ligne de la Mercedes 500 K développait 101 ch (DIN) lorsqu’il n’était pas suralimenté ou 162 lorsque le compresseur se déclenchait. La boîte disposait de quatre vitesses avec un overdrive sur le dernier rapport. Avec le compresseur enclenché, la 500 K approchait les 177 km/h en vitesse de pointe sous l’assistance d’un servo-frein hydraulique. Ses performances potentielles étaient telles que Mercedes-Benz au Royaume Uni avait fait appel au pilote Goffredo « Freddy » Zehender comme conseiller technique et pilote d’essai, la Mercedes à compresseur comptant parmi les premières véritables voitures de route à atteindre les 160 km/h dans les années 30.

Bien que le châssis de la 500/540 K attirait l’attention de nombreux carrossiers reconnus pour la qualité de leur travail à l’époque, la carrosserie Sindelfingen, propriété de la société, ne laissait pas beaucoup de champ à l’amélioration. Le cabriolet est venu parmi un choix de plusieurs styles. Le modèle présenté dispose de l’option de carrosserie cabriolet A avec deux portes, conduite à gauche, et est extrêmement beau, arborant des roues-fil, deux roues de secours montées sur le coffre, des ferrures de landau apparentes, un klaxon double et un projecteur. Travail d’Hermann Ahrens, le talentueux responsable du design au sein de la carrosserie Sindelfingen intégrée à Mercedes-Benz, le cabriolet A offrait le confort pour deux passagers et des performances à couper le souffle. Après avoir testé le cabriolet 500 K en 1936, The Autocar a déclaré : « Il s’agit d’une voiture d’exception, réservée à peu d’élus. L’insolence de sa puissance exceptionnelle est une expérience à elle seule. »

Les registres de construction de la 500 K révèlent son caractère exclusif : 105 exemplaires en 1934, 190 en 1935 et 59 en 1936. Ces dernières années, la rareté, le style et les performances de ces grosses Mercedes à compresseur ont fait d’elles les voitures classiques les plus convoitées, leur apparition sur le marché restant très exceptionnelle.

L’imposante et suprêmement élégante 500 K cabriolet que nous présentons ici appartient au célèbre artiste français Georges Mathieu, qui la possède depuis 1958.

Cette voiture a été délivré neuve avec numèro de carrosserie 817602, donc avec sa carrosserie cabriolet A d’origine, à un concessionnaire de Munich en 1935. Comme d’autres 500K, la voiture a été modernisée avec des phares et des pare-chocs de 540 K. De telles modifications n’étaient pas inhabituelles à l’époque et étaient faites dans le but d’apporter à la voiture le meilleur de ce qui se faisait.

Georges Mathieu est né 1921 et s’est mis à la peinture après avoir étudié la littérature et la philosophie. D’une personnalité flamboyante, il a développé un style calligraphique propre de peinture abstraite dans les années 50, souvent exécuté comme des événements théâtraux face à une audience. Inaugurant le style de l’Abstraction Lyrique et de « l’Art Informel », Mathieu était le seul artiste français dont le travail de l’époque rivalisait avec celui des grands maîtres américains de l’Expressionnisme Abstrait, et c’est Mathieu qui présenta Jackson Pollock à Paris.

Mathieu produisait également des meubles, des tapisseries et sculptures. Pendant les années 70, ces œuvres calligraphiques ont été vues partout en France – il a travaillé pour Air France, pour Antenne 2 et a dessiné le visage de la pièce de 10 francs. Son travail peut être vu dans les plus grandes galeries de la planète.
Mathieu, dont une rétrospective majeure de son travail a eu lieu à Paris en 2003, a acheté la Mercedes-Benz 500 K cabriolet A de 1936 à une vente aux enchères officielle de l’État français en 1958, à une époque où sa carrière en tant que peintre abstrait a connu son envolée. Il a utilisé la voiture pour ses déplacements quotidiens à Paris et aux alentours.

Le châssis numéro « 105383 » a été entretenu soigneusement jusqu’en 1985, date a laquelle elle a bénéficié d’une restauration complète (carrosserie, circuit electrique, interieur) par le spécialiste reconnu, André Lecoq. En retrouvant sa voiture restaurée, Mathieu a fondu en larmes, ému par la qualité de l’œuvre de Lecoq. En effet, la 500 K de Mathieu a permis à André Lecoq de remporter le prestigieux prix français de « Meilleur restaurateur d’art » en 1989, la seule occasion pour laquelle une restauration d’une automobile à reçu cette distinction.
Représentative de ce qu’un Gentleman pouvait acquérir de meilleur dans les années 30, cette voiture est un excellent exemple de modèle classique allemand et un hommage au bon goût raffiné de son artiste propriétaire.

Le plus beau modèle des 500K
Seulement 33 Cabriolet A construits
Historique extraordinaire.

• Voiture dans les mains d’un artiste majeur
• Un des 33 Cabriolet A produits
• La plus élégante et exclusive des 500K

Adjugé pour €800,000 plus taxes.

Bonhams. Automobiles d'Exception, 9 Feb 2008. Retromobile Salon, Porte de Versailles, Paris

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Commentaires
M
Un modèmle qui a fait rêber bien des petits garçons et bcp de passionnés devenus plus grand
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