Falize Frères, Le Coq et la perle, sculpture en argent et or, les yeux en cornaline, base en onyx orné de dix pièces de monnaie
Falize Frères, Le Coq et la perle, sculpture en argent et or, les yeux en cornaline, base en onyx orné de dix pièces de monnaie en argent à l’effigie de Louis XIII. 34 x 26 x 18 cm. Estimation : 100 000/120 000 €.
Le Coq et la Perle n’est pas la fable la plus connue du sieur La Fontaine, loin s’en faut... C’est pourtant le sujet retenu par les Falize - bijoutiers et orfèvres prestigieux à la fin du XIXe et à l’époque art nouveau -, pour représenter la France à l’exposition de Turin en 1907. Quelques mois plus tard, le volatile est de nouveau à l’honneur au salon des Artistes français, accompagné de six autres groupes, Le Renard et la Cigogne, Les Deux Chèvres, Le Loup devenu berger, Le Rat et l’Huître, Le Serpent et la Lime et Les Deux Pigeons. Symbole religieux au Moyen Âge, où il est alors signe d’espoir et de foi, le coq commence à être rattaché à l’idée de Nation française durant la Renaissance. Même s’il reste alors un emblème mineur, il est présent au Louvre et à Versailles, sur les monnaies et les gravures, sous le règne des Valois comme des Bourbons. Mais c’est la Révolution qui lui donnera valeur d’identité nationale. Après une éclipse durant l’Empire - Napoléon lui préfère l’aigle -, le volatile revient en force avec les Trois Glorieuses. Depuis, il est toujours sur son piédestal. Peut-être ne redescendra-t-il que quand les poules auront des dents !
Mercredi 2 juillet, salle 1-7 - Drouot-Richelieu. Baron - Ribeyre & Associés SVV. M. Ricour-Dumas.
