Canalblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Alain.R.Truong
Publicité
Alain.R.Truong
Publicité
Visiteurs
Depuis la création 51 884 237
Publicité
Archives
Newsletter
Alain.R.Truong
Publicité
17 juillet 2008

Guillaume de Lorris et Jean de Meung, Le Roman de la Rose, premier quart du XIVe siècle.­­

3_20CYP_2359bweb

193 760 € frais compris.
Guillaume de Lorris et Jean de Meung, Le Roman de la Rose, 136 feuillets non foliotés,complet avec 17 cahiers de 8 feuillets, petit in-4°, enluminé sur vélin par le maître Thomas de Maubeuge, 11 miniatures, premier quart du XIVe siècle.­­

Le Roman de la Rose est indéniablement le best-seller de la littérature médiévale. L’art d’aimer au Moyen Âge n’a pas trouvé meilleur apôtre que ce poème allégorique. Il fut d’ailleurs rédigé à deux mains. Commencé en 1230 par Guillaume de Lorris, dans le style lyrique propre à la poésie courtoise, il sera poursuivi quelques années plus tard par Jean de Meung. Le genre se révèle alors bien différent, plus polémique celui-là et célébrant notamment les plaisirs de la chair. Ce second volet sera d’ailleurs au XVe siècle le sujet d’une première querelle littéraire, où s’illustrera la célèbre féministe Christine de Pisan. Notre exemplaire attisait la convoitise des amateurs tout d’abord en raison de sa rareté. Il s’agit, en effet, d’un des rares manuscrits encore en mains privées, la plupart étant conservés dans les collections publiques. Il était présenté complet, dans une écriture uniforme, c’est-à-dire une seule main pour les deux parties de cet ouvrage d’anthologie, précise l’expert Benelli. Autre atout et non des moindres, il était possible d’attribuer les délicates enluminures à un peintre fameux, auteur de cinq autres Roman de la Rose - conservés notamment à la bibliothèque de l’Arsenal et à la BNF ­, le maître Thomas de Maubeuge. Cet enlumineur, à qui l’on doit aussi la décoration du code Justinien pour le roi Charles V, a reçu pour nom celui du libraire parisien de la rue Neuve-Notre-Dame, qui recourait à ses services pour les commandes prestigieuses. En outre, le possesseur de cet exemplaire nous est connu grâce à une marque : "ce livre est à Pierre Chevrier, seigneur de Villeneuve", une famille originaire d’Issoudun, cette région du Berry qu’il ne semble pas avoir quitté jusqu’à ce jeudi, où il était emporté dans la fourchette haute des estimations, 160 000 €, par le commerce parisien. www.gazette-drouot.com

Neuilly-sur-Seine, jeudi 3 juillet. Claude Aguttes SVV. M. Benelli

Publicité
Commentaires
Publicité