Atelier de Pierre Reymond, Noli me tangere, Limoges, XVIe siècle
Atelier de Pierre Reymond, Noli me tangere, Limoges, XVIe siècle. Estimation : 8 000 € / 12 000 €. Photo Tajan.
Émail peint sur cuivre. Émaux polychromes et rehauts de dorure. Sur fond de velours dans un encadrement en bois doré (Légers accidents en bordure). Dim. Cuivre : Haut. 22 cm - Larg.16,9 cm (8 11/16 X 6 5/8 in.)
A polychrome enamel with gilt, Pierre Reymond workshop, Limoges 16th century
Notes: À rapprocher d'une œuvre très similaire de l'Atelier de Pierre Reymond, Noli me tangere, Musée de la Renaissance (Ecouen) (Inv. ECL 897l).
Atelier de Pierre Reymond (actif en 1534-après 1584), Noli me tangere, Limoges, XVIe siècle. Hauteur : 0.22 m, Largeur : 0.16 m. Ecouen, musée national de la Renaissance. Photo (C) RMN-Grand Palais (musée de la Renaissance, château d'Ecouen) / Stéphane Maréchalle
Les 2 plaques, très proches dans le dessin et la palette, peuvent être attribuées à une même main. La scène du Christ jardinier fait partie du cycle des apparitions après la Résurrection du Christ ; elle présente l’une des premières apparitions, lorsque Marie-Madeleine croyant avoir affaire à un jardinier reconnaît soudain Jésus et se jette à ses genoux ; Le Christ la retient et prononce la phrase qui donnera son titre à la scène : "Noli me tangere" (ne me touche pas), marquant ainsi son immatérialité. La figuration du Christ tenant une bêche et couvert d’un chapeau de paille apparaît au XIVe siècle, auparavant il était présenté comme le Christ de Résurrection vêtu du linceul et tenant la croix hastée. Ici le Christ porte les stigmates visibles au pied, à la main et au coté ; A l’arrière plan figure la scène rétroactive des saintes femmes portant des vases et se dirigeant depuis la porte du jardin vers le tombeau vide ou se tient un ange. Au fond figurent des constructions représentant Jérusalem. Pierre Reymond fait partie des plus grands peintres émailleurs de la Renaissance ; Actif à Limoges entre 1537 et 1578, soit prés de quarante années, sa production assez considérable fait penser qu’il devait diriger un véritable atelier. Parmi ses œuvres on rencontre plusieurs séries de plaques illustrant comme ici les scènes de la Passion. Outre la série du musée d’Ecouen, plusieurs plaques se trouvent dans les collections publiques, en France et à l’étranger.
TAJAN, Mobilier et Objets d'Art, le 01 Décembre 2015 à 16h30. Pour tout renseignement, veuillez contacter Romain Monteaux-Sarmiento à la Maison de Ventes au +33 (0)1 53 30 30 30.

