Attribuée au sculpteur grec Callimaque, Stèle funéraire d'Hégeso, Ve siècle av. J.-C.
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Attribuée au sculpteur grec Callimaque, Stèle funéraire d'Hégeso, Ve siècle av. J.-C. © Musée national archéologique d'Athènes
La stèle adopte la forme d'un petit temple (naiskos) avec un fronton gravé d'une inscription en grec ancien : « ΗΓΗΣΩ ΠΡΟΞΕΝΟ » (Hègèsô, fille de Proxénos). Elle témoigne du statut des femmes à Athènes, alors définies légalement par leur lignée masculine.
À droite, la défunte, Hègèsô, une aristocrate athénienne richement vêtue d'un chiton et d'un himation. Elle est assise confortablement sur une chaise à dossier courbe (klismos), ses pieds reposant sur un tabouret pour éviter tout contact avec le sol. Entre ses doigts, elle examine un bijou invisible (probablement un collier qui était originellement dessiné avec de la peinture).
À gauche, sa servante ou esclave se tient debout face à elle. Elle porte une coiffe de type sakkos ainsi qu'une tunique simple. Elle tend à sa maîtresse une boîte à bijoux ouverte (pyxis).