Tsukioka Yoshitoshi (1839–1892), Gosho Gorōzō combattant une ombre, décembre 1866
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Tsukioka Yoshitoshi (1839–1892), Gosho Gorōzō combattant une ombre, décembre 1866, de la série Vingt-huit meurtres célèbres versifiés (Eimei nijūhachi shuku), créée conjointement avec Ochiai Yoshiiku.
La scène illustre un moment dramatique inspiré du théâtre Kabuki mettant en scène le héros populaire et otokodate (sorte de justicier de rue ou chevalier urbain de l'époque d'Edo) nommé Gosho no Gorozō.
Plutôt que de représenter un adversaire physique en détail, Yoshitoshi utilise une silhouette noire massive qui plane au-dessus de Gorozō. Cela symbolise la menace imminente, ses démons intérieurs ou un assaillant tapi dans l'obscurité de la nuit.
Gorozō est représenté au sol dans une posture dynamique et désespérée, tenant son katana ensanglanté. Un détail particulièrement macabre, typique du style muzan-e (images sanglantes) du jeune Yoshitoshi, est visible : une tête décapitée est suspendue à sa ceinture à l'arrière.
Des pétales de fleurs de cerisier (sakura) tombent autour des personnages, créant un contraste saisissant entre la violence brute de la scène et la beauté éphémère de la nature.