Catharina Backer
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Arnold Boonen (1669–1729), Portrait de Catharina Backer (1689-1766), 1713, huile sur toile, 47,5 x 40 cm, Amsterdam Museum (SB 2530)
Catharina Backer, collectionneuse d'art et peintre du XVIIIe siècle originaire de la République des Pays-Bas, est née le 22 septembre 1689 à Amsterdam.
Catharina Backer n'était pas seulement le modèle de ce tableau, elle était elle-même une artiste peintre et dessinatrice amateur néerlandaise, particulièrement reconnue pour ses natures mortes de fleurs et de fruits.
Le portrait met en valeur son statut d'artiste et de femme cultivée. On aperçoit à sa gauche un panier rempli de fleurs et un livre posé sur la table, tandis qu'à l'arrière-plan se dressent un chevalet et des pinceaux, faisant directement écho à sa pratique artistique.
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Catharina Backer (1689–1766), Bloemstilleven (Nature morte aux fleurs), avant 1711. Huile sur toile, 48,7 × 41,1 cm. Museum De Lakenhal, Leyde.
Le tableau dépeint une composition florale délicate disposée dans un vase en verre posé sur un entablement en pierre, typique de la tradition des natures mortes hollandaises, agrémentée de nombreux petits détails d'insectes et d'un papillon de nuit au premier plan.
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Rachel Ruysch (1664–1750), Roses, tulipes, tournesols et autres fleurs avec des insectes dans un vase en verre, 1710. Huile sur toile, 88.9 x 71.1 cm. Collection particulière.
Ce tableau faisait partie de la collection de Catharina Backer.
Ce chef-d'œuvre s'inscrit pleinement dans le style baroque tardif du Siècle d'or néerlandais. Rachel Ruysch était particulièrement renommée pour ses compositions florales asymétriques et dynamiques en forme de S.
L'artiste utilise un fond sombre (clair-obscur) très prononcé pour faire ressortir la vivacité et la texture délicate de chaque pétale. Le bouquet réunit des variétés qui fleurissent à des saisons différentes (roses, tulipes, pivoines, pavots et un grand tournesol tombant en bas à droite), ce qui témoigne d'une construction minutieuse en atelier à partir de croquis botaniques plutôt que d'après nature
Typique des natures mortes de cette époque, le tableau porte une réflexion sur le caractère éphémère de la vie (memento mori). Les fleurs pleinement épanouies côtoient des feuilles flétries et des tiges brisées, tandis que la présence pointilleuse d'insectes (papillons, sauterelle, abeilles) rappelle la fragilité et le déclin inévitable de la beauté terrestre.
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Abraham Mignon (1640–1679), Le bouquet renversé, 1660-1679. Huile sur toile, 89,5 × 71.5 cm © Rijksmuseum (A 129)
Ce tableau faisait partie de la collection de Catharina Backer.
Contrairement aux natures mortes traditionnelles et figées de l'époque, cette toile capture un moment de chaos dynamique. Un chaton tigré, effrayé par le déclenchement d'un piège à souris à côté de lui, sursaute et renverse un somptueux vase en métal rempli de fleurs.
Les tulipes, roses, iris et pivoines minutieusement détaillés se mêlent à une multitude d'insectes cachés (comme des papillons et des araignées). Ce désordre soudain sert de parabole sur la fragilité de la vie, la nature éphémère de la beauté et le concept de la Vanité.
Une version similaire ét également conservée au Musée des Beaux-arts de Lyon..