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Alain.R.Truong
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1 juin 2026

Collection de Monsieur Dương Minh Thoí, Trương Khắc Huệ et Alain et Philippe Truong chez Delon Hoebanks le

Collection de Monsieur Dương Minh Thoí, Trương Khắc Huệ et Alain et Philippe Truong chez Delon Hoebanks le
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Monsieur Duong Minh Thoi, un rêve bleu…

Dans les années 1930, M. Dương Minh Thới (1892- 1978) soumit à l’administration coloniale en Cochinchine une proposition visant à la création d’un musée intitulé le « Musée Bleu », situé à Saigon, afin de préserver et valoriser le patrimoine culturel vietnamien.

 

Son projet prévoyait l’aménagement de ce musée au bord de l’arroyo de l’Avalanche (actuellement rạch Thị Nghè), « dans un jardin où ne seraient plantés que des arbres du pays, construire une maison annamite : colonnes en bois de trắc (teck), sculptures laquées de rouge et d’or. Là, on installerait dans des vitrines style annamite la collection. » À l’intérieur, il proposait d’exposer une collection variée d’objets classifiés et présentés dans des vitrines conçues dans un style typiquement annamite. Chaque pièce aurait été minutieusement cataloguée, étiquetée et organisée selon son usage et son époque, dans le but de fournir un cadre pédagogique et immersif à ses visiteurs.

 

Il envisageait également de consacrer des espaces pour conserver et présenter les témoignages culturels emblématiques de la vieille Cochinchine, tels que des panneaux gravés de sentences parallèles, des statues et d’autres artefacts patrimoniaux. Ainsi, selon lui, « un touriste bien guidé, après avoir visi- té cette enceinte, pourrait se faire une idée exacte, précise de la Cochinchine d’hier. Un élève annamite, un Annamitisant qui aurait visité ce « Musée Bleu », qui aurait vu les dessins sur les porcelaines, com- prendrait, sans difficultés aucune, les allusions si nombreuses dans les œuvres littéraires. »

 

Un tel projet, comme détaillé dans l’article de M. Dương Minh Thới intitulé « Les vieilles porcelaines de Chine et les vieux Bleus de Hué », publié dans la revue Éducation (n°12, septembre 1948, Saigon, p. 59), illustre bien sa ferveur pour la préservation du patrimoine et son engagement envers la transmission culturelle.

 

Malgré le soutien de personnalités françaises telles que Georges Maspéro, Louis Malleret ou Pierre Jabouille, ancien directeur du Musée Blanchard de la Brosse, le projet n’atteignit pas son aboutissement. Face à cet échec, il entreprit la constitution de sa propre collection.

 

De 1935 jusqu’à la fin de sa vie en 1978, il rassembla, au sein de sa résidence située au 01 Bà Huyện Thanh Quang, une impressionnante collection constituée de plus de vingt mille pièces de porcelaines chinoises et de Bleus de Huế. Une partie de sa collection est, aujourd’hui, conservée au musée d’Histoire du Vietnam de Ho Chi Minh-Ville, où une salle lui est dédiée.

 

Le choix des porcelaines chinoises s’explique par sa culture et son origine. Descendant des Minh Hương – Chinois qui par fidélité aux empereurs Ming, ont émigré au Vietnam et qui obtenu l’autorisation du seigneur Nguyễn Phúc Chu (1691-1725) de s’installer dans le Sud Vietnam et comme tout bon lettré, il voyait en la Chine une référence culturelle et la source de la connaissance.

 

Professeur de langue franco-annamite au lycée Chausseloup-Laubat de Saigon, il s’est imposé comme une figure intellectuelle en rédigeant plu- sieurs ouvrages pédagogiques dédiés à l’ensei- gnement en Indochine. Parmi ses contributions notables figurent Morceaux choisis des auteurs indochinois. Lectures françaises. Cours supérieur de l’enseignement primaire. Écoles normales et primaires supérieures franco-indigènes en Indochine (1928) et Manuel de Langue Annamite (Elocution–Vocabulaire–Lecture–Dictée Rédaction–Récitation) à l’usage des Maîtres (1933).

 

Parallèlement, sous le pseudonyme du prénom de son fils, Trung Tín, il a enrichi le théâtre vietnamien avec plusieurs comédies satiriques d’inspiration sociale telles que Toi-toi, moi-moi (1925) et Kể ăn mấm, người khát nước (1926).

Il est également l’auteur de la première traduction vietnamienne du roman Madame Bovary, intitulée Tình là dây oan (1927).

 

En tant que collaborateur régulier de la Nouvelle Revue Indochinoise, il a publié plusieurs articles sur l’art vietnamien dans diverses revues spécialisées. Dans son étude intitulée « Les vieilles porcelaines de Chine et les vieux Bleus de Hué », il différencie les porcelaines chinoises des Bleus de Huế en analysant leurs formes et leurs décors distinctifs. Il poursuit son enquête par une étude approfondie des motifs classiques propres au répertoire vietnamien.

 

Plus tard, dans son article intitulé « L’art de chiquer le bétel » (Revue du Sud-Est Asiatique, 1951, nu- méro 24), il étudie les pots à chaux et retrace les légendes qui entourent ces objets emblématiques traditionnels vietnamiens liés à la pratique de la chique de bétel. Reconnaissant sa contribution à l’éducation et à la culture en Indochine, il a été décoré du titre d’Officier d’académie en juillet 1935.

 

Grand érudit, il avait dédié une grande partie de ses porcelaines à des thèmes historiques, symboliques, légendaires ou encore ornés de textes et de poésies. À ses yeux, ces décors étaient bien plus que des éléments visuels : ils devenaient des outils d’apprentissage, des supports pour révéler les symboles cachés ou expliquer les rébus mystérieux des bols de vœux, pour raconter les grandes légendes sino-vietnamiennes ou évoquer des faits historiques marquants, ils véhiculent aussi des principes moraux et des préceptes confucéens, car ils étaient, à l’origine, destinés à la classe lettrée.

 

Les Bleus de Huế

Les Bleus de Huế sont des porcelaines chinoises commandées pour le Vietnam, au XVIIIe siècle par les seigneurs Trịnh-Nguyễn, puis les Tây Sơn, et au XIXe- XXe siècle par les souverains Nguyễn. Leur choix n’est pas que basé sur le goût dudit collectionneur, mais sur l’histoire et la culture.

 

Depuis la fin du XVIe siècle, avec la scission du royaume du Đại Việt, le royaume des seigneurs Nguyễn, s’étendant du Centre au Sud Vietnam, a développé sa propre culture perceptible sur les Bleus de Hué. La marque des Bleus de Hué impériaux varie selon les périodes. Les Trịnh adoptent celle avec l’inscription peinte en cobalt Nội phủ thị trung, Nội phủ thị hữu, Nội phủ thị đông, Nội phủ thị nam ou bắc et Nội phủ thị đoài (pour la concubine Đặng) modelé blanc sur blanc. Le seigneur Nguyễn Phúc Chu préfère la marque清玩 (thanh ngoạn) en zhuangzhu (écriture sigillaire) tandis que les Tây Sơn celle珍清玩 (trân ngoạn) écrite horizontalement (cat.). Les empereurs Nguyễn préfèrent pour leur vais- selle impériale le système nian- hao chinois, Gia Long, Minh Mạng, Thiệu Trị, Tự Đức ou Khải Định niantao (niên tạo) ou nianzhi (niên chế) ainsi que la marque日 nhật « soleil » (cat.) depuis qu’en 1823 Minh Mạng composa un poème de vingt idéogrammes choisis parmi ceux de la clef « soleil », emblème du souverain, et que chaque nouveau souverain devrait choisir pour son « nom cultuel ».

 

Le décor des porcelaines en Bleu de Huế : symbolisme et traditions

Selon les circonstances (mariage, anniversaire, réussite à un examen, etc.), il existe une porcelaine ornée d’un décor adapté.

 

Le décor associant un swastika et cinq chauves-souris entourant le caractère shou « Longévité » (Cat. lot 2), exprime le vœu : « Puissiez-vous vivre dix mille ans et jouir des cinq bonheurs » (à savoir la longévité, la prospérité, la santé, la droiture morale et une mort naturelle), jouant sur les rébus symboliques par homonymie. Wan en chinois désigne 卍 swastika comme 萬 « dix mille » ; de même que la chauve-souris symbolise le bonheur et la prospérité.

 

Pour les mariages, on offre une porcelaine (Cat. lot 3) décoré d’un dragon et d’un phénix, symbolisant le couple céleste, accompagnés des motifs Longévité ou Bonheur.

 

Certains motifs décoratifs sont facilement identifiables, car ils s’appuient sur des symboles traditionnels bien ancrés, comme les Quatre Saisons ou les Trois Amis.

 

D’autres, cependant, se révèlent plus mystérieux et nécessitent une certaine familiarité avec leur contexte pour en comprendre la signification.

 

C’est notamment le cas des bols ornés de cinq saules pleureurs. En raison de sa silhouette gracieuse et de sa souplesse, cet arbre a toujours été prisé par les artistes chinois dans la représentation des paysages, et célébré par les poètes comme l‘incarnation du printemps, d’une belle femme, parfois d’une courtisane empreinte de charme.

On pourrait alors penser que notre décor est dédié aux cinq parangons de la beauté chinoise ou à cinq célèbres courtisanes. Mais ce n’est pas le cas. Ces cinq saules renvoient plutôt au célèbre poète de la dynastie Jin, Tao Yuanming, qui choisit Cinq Saules comme nom de plume. Tao Yuanming, influencé par le taoïsme, abandonna sa carrière officielle pour vivre en « ermite » dans un village isolé, au sein d’une société utopique sans hiérarchie ni lois. Son œuvre La Source aux fleurs de pêcher est aujourd’hui considérée comme un manifeste d’utopie anarchiste. A travers ce décor symbolique des cinq saules pleureurs, le lettré en prenant ce bol comprend l’allusion à la tradition taoïste de liberté et de détachement, incarnée par le courant du fengliu, littéralement « vent et saule ». Ce mouvement propose une alternative aux valeurs austères du confucianisme, prônant une vie poétique et excentrique. Sous les dynasties Tang et Song, nombre d’intellectuels érudits, peintres et poètes ont embrassé ce mode de vie. Animés par un profond désir de liberté spirituelle, ils expérimentaient une existence unique, entre vagabondages contemplatifs, solitudes choisies dans des refuges montagnards ou plaisirs partagés avec des courtisanes issues du monde symbolique des « saules et fleurs ».

 

La calligraphie, la poésie et la peinture forment les Trois Arts qu'un lettré accompli devait maîtriser. Du fait que l’écriture est considérée comme « peindre sa pensée », elle est souvent utilisée comme décor sur les porcelaines, soit seule soit associée à un décor peint. Un tel décor est très souvent apprécié des Nguyễn. Le seigneur Nguyễn Phúc Chu (1691-1725) commanda une suite de quatre décors célébrant les quatre grands sites de son domaine suivi d’un poème en chinois classique. Les empereurs Minh Mạng (1820-1841) et Thiệu Trị (1841-1847) continuent cette tradition avec des bols ornés de longs poèmes en chinois ou en nôm, l'écriture démotique vietnamienne. Le bol à décor d’un paysage lacustre et suivi d’un long poème en nôm intitulé Một thức nước in trời (cat. Lot 11)  en est un exemple.

 « L’eau est de la couleur du ciel,

Quelle est donc cette barque qui vogue dans le lointain ?

Ici se dressent des montagnes vertes.

Là s’étendent les eaux bleues,

Une voix s’élève et chante la chanson de Thương Lang.

Chanson si aimée du voyageur loin de son village natal.

Que le vent ne souffle plus !

Que les vagues soient calmées.

Et nonchalamment les barques se déplacent à la surface de la mer. »

 

La « chanson de Thương Lang » fait référence au distique chinois 疚弄孺子臨 詩呆, 歌曲滄浪知濁清 (Cửu lòng nhụ tử lâm thi dại, ca khúc Thương Lang biết trọc thanh), qu'on peut traduire ainsi : « La douleur ronge le cœur de l'enfant qui compose une poésie naïve / Le chant de la rivière Thương Lang révèle ce qui est trouble et ce qui est limpide. »

La première partie illustre la sensibilité de l’innocent, qui le rend plus réceptif aux épreuves du monde, exorcisant ses tourments à travers une poésie simple et empreinte de mélancolie.

La seconde partie s'inspire du poème « Le Pêcheur » tiré des Chants de Shu de Qu Yuan (340-277 av. J.-C.), où l’on assiste à une rencontre entre Qu Yuan, exilé, et un pêcheur. Ce dernier transmet une leçon empreinte de sagesse : « Si l’eau de la rivière Thương Lang est limpide, j’y lave les cordons de mon chapeau (représentant mes devoirs officiels) / Si elle est trouble, j’y lave mes pieds (signe d’un retrait volontaire du monde). »

Ces deux vers traduisent une évolution spirituelle : passer d’une souffrance émotionnelle (illustrée par l'enfant poète) à un détachement philosophique, une réflexion sur l’ordre universel. Bien que le poète endure les douleurs causées par la candeur de ses émotions, il finit par apprendre à observer les flux et reflux du monde, représentés par « le mouvement des eaux ». Reconnaître ce qui est « trouble » et ce qui est « limpide » revient à trouver l’équilibre entre l'engagement dans la société et le repli pour préserver son intégrité. Cela devient aussi une invitation à la résilience : accepter les imperfections du monde tout en sachant discerner et cultiver une pureté intérieure.

Ainsi, le poème Một thức nước in trời ne se limite pas à un simple adieu au voyageur, il soulève une réflexion profonde sur le destin, la vie et la mort, à travers la figure de Qu Yuan, un éminent ministre de l'État de Chu à la fin de la période des Royaumes combattants. Envoyé en exil, Qu Yuan se suicida dans le fleuve Miluo après avoir appris la chute de son royaume. Sa mort est commémorée par les Chinois chaque 5e jour du 5e mois (Tết Đoan Ngọ, « Fête du Double Cinq » ou « Fête des bateaux-dragons »). D’après les archives, ces bols sont généralement offerts aux princes at aux princesses lors de leur mariage.

 

Pour M. Dương Minh Thới, les porcelaines ne sont pas que de simples objets esthétiques et décoratifs mais doivent porter une âme et véhiculer un message dont il convient d’étudier avec soin. Une telle lecture nous transporte vers un monde littéraire, poétique et philosophique. Pour cette raison, il se plaisait de désigner sa collection  sa « Bibliothèque de porcelaine » ou encore sa « Bibliothèque Bleue ».

Lot 1. Chine pour le Vietnam, fin XIXe siècle. Paire de bols en porcelaine bleu blanc, à décor d'une scène extraite du roman des Trois Royaumes. Marque apocryphe Kangxi sous la base. Diam. 18,5 cm. Estimation 500 - 700 € © Delon Hoebanks 

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 2. Chine pour le Vietnam, XIXe siècle, Deux bols de « vœux » en porcelaine bleu blanc, dite « bleu de Huế » à décor du symbole de svastika « Dix mille années de longue vie et de bonheur » et l'idéogramme « longévité » stylisé dans un médaillon et entouré de cinq chauve-souris. Marque à deux caractères 玩玉 « ngoạn ngoc » sous la base du petit bol et « Nhược Thâm trân tàng » dans la collection de Roushen au revers du plus grand. Fêles sur le grand bol et défaut de cuisson sur le petit. Diam. 15,7 cm et 18,9 cm. Estimation 150 - 200 € © Delon Hoebanks 

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

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Lot 3. Chine pour le Vietnam, Chine du Sud pour l’export, fin XIXe siècle, Deux bols en porcelaine bleu blanc, dite « bleu de Hué », l’un considéré comme bol de mariage à décor de dragons et phénix affrontés, évoluant au-dessus de calligraphies « longévité » marque sigillaire au revers (fêles), l’autre à décor de fleurs dont chrysanthèmes, bambous, prunus et magnolias, l’intérieur orné d’un dragon évoluant autour du joyau sacré. (éclats et fêles). Diam. 20,3 cm Diam. 19,5 cm. Estimation 180 - 220 € © Delon Hoebanks 

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 4. Chine pour le Vietnam, dynastie des Nguyễn, règne de Tự Đức (1848-1883), 1871. Bol en porcelaine bleu blanc dite « bleu de Huế » à décor de daims, chauve-souris, grue et pins de longévité. Marque au revers Tự Đức Tân mùi (1871). Fêles. Diamètre : 17,8 cm. Estimation 1 500 - 2 000 €  © Delon Hoebanks 

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

 

Note: L'année Mậu Thìn (1868), l'empereur Tự Đức confia à Nguyễn Thuật et Lê Tuân la mission diplomatique de se rendre en Chine. L'objectif principal de cette délégation était de demander une assistance militaire auprès des gouverneurs des provinces du Guangxi et du Guangdong, en vue de réprimer les dernières résistances liées à la révolte des Taiping dans les régions frontalières entre la Chine et le Vietnam. Cependant, la coopération entre les deux armées se révéla peu fructueuse. Bien que le dernier chef Taiping ait été capturé et tué dans la citadelle de Bắc Ninh, les chefs rebelles des factions des Pavillons Noir et Jaune continuèrent à perturber les provinces frontalières.
En 1870, Tự Đức dépêcha une nouvelle délégation auprès de la cour impériale de Tongzhi. Cette mission, dirigée par Nguyễn Hữu Lập et assistée de Phạm Hy Lượng et Trần Văn Chuẩn, visait plusieurs objectifs : exprimer la gratitude pour l'envoi des troupes chinoises, recueillir des informations sur la situation politique interne de l'empire Qing, et évaluer les relations de ce dernier avec les puissances occidentales.
Le journal de cette ambassade, Phạm Ngư Đường Bắc sà nhật ký, fut rédigé par Phạm Hy Lượng (1834-1884) sous le pseudonyme de Phạm Ngư Đường. Ce document historique relate en détail l'itinéraire suivi et les rencontres effectuées lors de cette mission, laquelle atteignit Beijing en novembre 1871 avant de retourner à Huế en août 1872.

Cette mission effectua des commandes de Bleus de Huế impériaux à deux décors différents et portant la marque 嗣德辛未 (Tự Đức tân mùi, 1871).


Le premier décor dit Phước Lộc Thọ ou "Les Trois Astres" est peint sur des bols. Un pin prend racine sur la paroi extérieure, entre deux daims et une chauve-souris, pour évoluer vers le centre où survolent deux grues. Ces quatre motifs forment un vœu visuelle pleine de symbolisme : "Que votre bonheur (chauve-souris) soit doublé que votre réussite sociale (cerf), votre intégrité et votre sagesse (couple de grue) soient illimitées, et que votre santé soit aussi pérenne que le pin".
Pour la première et l’unique fois, ces décors adoptent le style caractéristique de l'époque de Yongzheng, où les motifs décoratifs se déploient harmonieusement sur toute la surface du bol, en s'évadant du bord vers le centre.

Philippe Truong

Lot 5. Chine pour le Vietnam, dynastie des Nguyễn, règne de Tự Đức (1848-1883), 1871, Paire de bols en porcelaine bleu blanc, dite « bleu de Huế » à décor de chrysanthèmes, prunus, bambou et papillons. Marque au revers Tự Đức Tân mùi (1871) et Nhược thâm trân tàng « Dans la collection de Roushen ». Fêles. Diamètre : 16 cm. Estimation 3 000 - 5 000 €. © Delon Hoebanks 

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

 

Bibliographie :- Trần Đức Anh Sơn, Sino-Vietnamese Porcelains in Nguyen Period, 2003, p. 151, pl. 76 a-b.
- Trần Đức Anh Sơn, Commissionned Patterned Porcelains in the Nguyen Era, 2018, p. 258.

 

Note: L'année Mậu Thìn (1868), l'empereur Tự Đức confia à Nguyễn Thuật et Lê Tuân la mission diplomatique de se rendre en Chine. L'objectif principal de cette délégation était de demander une assistance militaire auprès des gouverneurs des provinces du Guangxi et du Guangdong, en vue de réprimer les dernières résistances liées à la révolte des Taiping dans les régions frontalières entre la Chine et le Vietnam. Cependant, la coopération entre les deux armées se révéla peu fructueuse. Bien que le dernier chef Taiping ait été capturé et tué dans la citadelle de Bắc Ninh, les chefs rebelles des factions des Pavillons Noir et Jaune continuèrent à perturber les provinces frontalières.

En 1870, Tự Đức dépêcha une nouvelle délégation auprès de la cour impériale de Tongzhi. Cette mission, dirigée par Nguyễn Hữu Lập et assistée de Phạm Hy Lượng et Trần Văn Chuẩn, visait plusieurs objectifs : exprimer la gratitude pour l'envoi des troupes chinoises, recueillir des informations sur la situation politique interne de l'empire Qing, et évaluer les relations de ce dernier avec les puissances occidentales.

Le journal de cette ambassade, Phạm Ngư Đường Bắc sà nhật ký, fut rédigé par Phạm Hy Lượng (1834-1884) sous le pseudonyme de Phạm Ngư Đường. Ce document historique relate en détail l'itinéraire suivi et les rencontres effectuées lors de cette mission, laquelle atteignit Beijing en novembre 1871 avant de retourner à Huế en août 1872.

 

Cette mission effectua des commandes de Bleus de Huế impériaux à deux décors différents et portant la marque 嗣德辛未 (Tự Đức tân mùi, 1871).

Le second décor commandé lors de l’ambassade de 1871 montre des chrysanthèmes, des pruniers en fleurs et des papillons. Ces compositions expriment un vœu poétique : « Une vie longue et vertueuse, emplie de joie et de bonheur (papillons), fortifiée par la capacité à surmonter les épreuves (prunus), pour s'épanouir en une noble vieillesse (chrysanthème) ».

Ces bols portent deux marques distinctes : Tự Đức tân mùi, destinée au Palais, et Nhược thâm trân tàng, « Dans la collection de Roushen », servant de cadeau aux grands mandarins. Dans cette dernière série, certaines pièces se distinguent par leur taille exceptionnelle, atteignant jusqu'à 22 cm de diamètre faisant ainsi partie des plus grands exemplaires connus de bols Bleus de Huế.

Philippe Truong

Lot 6. Chine pour le Vietnam, XIXe siècle et Chine, XXe siècle, Deux bols en porcelaine bleu blanc, l’un à décor de deux oiseaux sur une branche de fleurs de chrysanthèmes et poème calligraphié (marque Ruoshen Zhencang sous la base et marque gravée « entrée en 1933 dans la collection »), l’autre à décor de personnages et grues en vol (marque apocryphe Yongzheng sous la base). Egrenures et fêle pour l’un, deux fêles et egrenures sur l’autre. H . 9 cm ; Diamètre : 17,5 cm et 16,7 cm. Estimation 200 - 400 € © Delon Hoebanks 

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

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Lot 7. Chine pour l'exportation vers l'Asie du Sud Est, XVIIe siècle. Deux assiettes creuses, en céramique émaillée bleu blanc, à décor d’une fleur stylisée. Usures, fêles. Diam. 22 cm et 23,2 cm Estimation 120 - 150 € © Delon Hoebanks 

 

Provenance- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 8. Chine, pour le Vietnam XIXe siècle, Deux porcelaines bleu blanc, comprenant un bol à décor d’un dragon dans les nuages (ấm long) et une grande cuillère ornée d’un dragon parmi les nuées. Marque à deux caractères « Ngoạn ngoc » sous la base. Fêles au bol et défauts de cuisson à la cuillère. Diam. 20 cm L. 18 cm. Estimation 120 - 150 € © Delon Hoebanks 

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 9. Chine pour le Vietnam, XIXe siècle, Trois assiettes en porcelaine bleu blanc, à décor de fleurs et rinceaux. Marque 玩玉 « ngoạn ngoc » dans un double carré et « My ngoc beautiful jade » dans un double carré sous la base. Fêles sur deux assiettes. Diam. 14 à 16 cm. Estimation 300 - 400 € © Delon Hoebanks 

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 10. Chine pour le Vietnam, XIXe siècle, Cinq bols en porcelaine bleu blanc, dont une paire à décor d'un pavillon dans les montagnes avec inscription 盧山湶布, « Printemps au mont Lu », haut lieu du bouddhisme et du confucianisme, célébré par les plus grands poètes chinois, un bol en porcelaine bleu blanc dite « bleu de Huế » à décor d'un pavillon dans les montagnes avec inscription 徐亭烟柳(Từ đình yên liễu, Xu yan ting lia, « Pavillon Xu des saules pleureurs enfumés »). Situé au bord du lac Poyang à Nanchang (Yuzhang), le pavillon Xu (ou Xu ting lia) est dédié à Xu Ruzi (97-168), célèbre érudit sous les Han et considéré comme un modèle d'hommes remarquables et de paysages magnifiques, et une paire à motifs des dix sites remarquables du Yuzhang sous les Tang avec leurs noms inscrits comme le Pavillon Tangwang (滕王阁, « Pavillon du Prince Teng »). Marque à deux caractères 內府 (nội phủ, « Palais intérieur ») sous la base. Infimes éclats, fêles. Diam. 12 cm à 12,3 cm. Estimation 500-600€ © Delon Hoebanks 

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

 

Note: Les dix paysages de Yuzhang.

 

Le choix d’un paysage peint revêt une grande importance. Lorsqu’un amateur l’observe, il doit être en mesure de se transporter dans un univers passé, empreint de prestige et de poésie.

En savourant son thé dans ce bol orné de petits paysages peints en vignette, il peut distinguer ou, à défaut, lire l’inscription 滕王阁 (« Pavillon du Prince Teng »). Cette seule mention suffit à identifier le paysage représenté comme « Vent d’automne au Pavillon Teng ». Par extension, ces motifs renvoient aux dix sites emblématiques, aussi bien naturels que culturels, de la région du Yuzhang (actuellement Nanchang) sous la dynastie Tang. Ces paysages comprennent notamment : « Vent d’Automne au Pavillon Teng », « Saules Brumeux du Kiosque Xu », « Nuages Volants au Nanpu », « Traversée Matinale sur la Rivière Zhang », « Lueur du Soir sur les Sables du Dragon », « Puits Vermeil de la Falaise Hongya », « Vert Accumulé des Montagnes de l’Ouest », « Traces Immortelles du Pilier de Fer », « Lune Nocturne sur le Lac de l’Est » et « Légumes de Printemps du Jardin Su ».

À travers ces lieux majestueux, le passionné emprunte les chemins tracés par les grands poètes qui les ont autrefois explorés et magnifiés avec une ferveur inégalée. En déclamant ces odes, il s'immerge dans un monde empreint de poésie et de réflexion philosophique. Dès lors, ce n'est pas simplement le thé qu'il savoure, ni uniquement la beauté d'une fine porcelaine ou l'émotion d'un poème sublime, mais bien un véritable voyage dans le temps, accompagné d'une profonde méditation sur la vie et ses vérités universelles.

 

Surplombant la rivière Gan, le Pavillon du Prince Teng fut érigé en 653 par Li Yuanying, prince de Teng et frère cadet de l'empereur Taizong de la dynastie Tang, alors gouverneur de Nanchang. Ce pavillon servit de résidence urbaine au prince, mais au fil des siècles, il fut détruit puis reconstruit à de nombreuses reprises. Classé parmi les « Trois Grands Pavillons Célèbres du Jiangnan », aux côtés de la Tour de la Grue Jaune dans le Hubei et de la Tour Yueyang dans le Hunan, il est une source d'inspiration pour plusieurs poètes, tels que Wang Xu avec sa « Rhapsodie du Pavillon du Prince Teng », Wang Zhongshu et son « Récit du Pavillon du Prince Teng », ainsi que Han Yu à travers son « Récit de la Nouvelle Rénovation du Pavillon du Prince Teng ».

Cependant, l’immortalité littéraire du pavillon découle principalement de la célèbre œuvre de Wang Bo : la « Préface au Pavillon du Prince Teng », également connue sous le titre complet « Préface écrite lors d'un banquet d'adieu en automne au Pavillon du Prince Teng de la préfecture de Hong ». Composée en 676, cette poésie met en lumière les thèmes chers aux lettrés chinois, tels que les méandres du temps, l'éphémère nature de la vie humaine et l'immensité éternelle de l'univers. Le vers poignant « Où est-il aujourd'hui, le prince dans son pavillon ? » interroge non seulement le destin du prince et du poète, mais également celui de toute existence humaine fugace prise entre ciel et terre. Quant à l'évocation du « Long Fleuve qui s’écoule, vide et sans fin », elle oppose la permanence majestueuse de la nature à la volatilité de la condition humaine. Cette profonde réflexion sur la nature transitoire des choses transforme le regret devant le déclin et le passage du temps en une méditation intemporelle qui invite le lecteur à contempler les vérités universelles.

 

L'autre bol représente un pavillon niché dans les montagnes, accompagné de l'inscription 徐亭烟柳, qui peut se traduire par « Saules brumeux du Kiosque Xu ». Ce pavillon fait référence au Kiosque Xu (ou Kiosque de Xu Ruzi), situé au bord du Lac de l'Ouest à Nanchang. Érigé en hommage à Xu Ruzi (79-168), une figure illustre de la fin de la dynastie des Han orientaux, le kiosque repose sur des rochers empilés, à l'ombre de saules pleureurs qui agrémentent ses abords.

Xu Ruzi est connu pour avoir refusé toute fonction officielle, allant jusqu'à décliner les invitations de la cour impériale, préférant vivre une existence simple et intègre. Après sa mort, il fut surnommé « l'Éminent Lettré du Sud ». Pour honorer cet homme aux principes élevés, un kiosque fut construit à l'endroit même où il étudiait et pêchait. La mémoire de Xu Ruzi inspira de nombreux poètes à travers les époques. Sous la dynastie Tang, Chen Tao écrivit « Inscription pour le kiosque lacustre de Xu Zhi », tandis que Quan Deyu composa « Slogan à cheval au kiosque de Xu Ruzi ». Sous la dynastie Song, des poètes renommés tels que Su Zhe, Huang Tingjian, Yang Wanli et Zhu Xi contribuèrent eux aussi à enrichir cet héritage littéraire.

L'expression « Saules brumeux du Kiosque Xu » évoque les saules pleureurs enveloppant délicatement le pavillon, semblables à une brume légère. Dans le brouillard du printemps ou sous la pluie automnale, le kiosque et les arbres qui se reflètent dans les eaux calmes du Lac de l'Ouest (ou Lac Poyang) créent un paysage d'une poésie saisissante.

 

La paire de bols est ornée d’un motif représentant un pavillon niché dans un paysage montagneux, accompagné de l’inscription 盧山湶布, signifiant « Printemps au mont Lu ». Ce décor est également connu sous le nom poétique de Zeng Qi, « Vert Accumulé des Montagnes de l'Ouest ».

Ces montagnes, situées sur la rive ouest de la rivière Gan et bordant le lac Poyang, sont célèbres pour leur relief accidenté, leurs crêtes balayées par le vent et leurs formations rocheuses singulières. Recouvertes de forêts luxuriantes composées de bambous et d’arbres touffus tout au long de l’année, elles abritent le chant des oiseaux et une ambiance sereine, constituant une retraite idéale pour échapper à la chaleur estivale. Cela leur vaut le surnom de « petit Lushan ».

Depuis le règne de la dynastie Jin, leur charme mystique et naturel a été une source d’inspiration pour de nombreux lettrés éminents tels que Xie Zhuang, Xue Daoheng, Wang Bo, Zhang Jiuling, Shi Jianwu, Du Mu, Lu You, Zhu Xi, Tang Xianzu et Chen Hongxu, qui ont immortalisé ces paysages à travers des œuvres admirées pour leur profondeur et leur poésie.

Lot 11. Chine pour le Vietnam, dynastie des Nguyễn, règne de Minh Mạng (1820-1841), Deux bols formant pendant en porcelaine bleu blanc, dite « bleu de Huế » à décor de paysages lacustres et poème « Một thức nước in trời... ». Marque Nhật au revers, marque à deux caractères sur l’autre « Ngoan ngoc ». Rayures. Diam. 18,3 cm. Estimation 3 000-5 000 € © Delon Hoebanks 

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris.

 

Décor "Một Thức Nước In Trời"
La calligraphie, la poésie et la peinture constituent les Trois Arts, des disciplines que tout lettré accompli se devait de maîtriser. L’écriture, considérée comme une forme d’« expression picturale de la pensée », jouit d’un statut privilégié qui la rend particulièrement adaptée à des usages décoratifs. Elle apparaît fréquemment sur les porcelaines, soit en tant que motif principal, soit en complément d’un décor peint. 
Ce type de décor était particulièrement prisé par la dynastie Nguyễn. À titre d’exemple, le seigneur Nguyễn Phúc Chu (1691-1725) commanda une série de quatre décors mettant en valeur les principaux sites emblématiques de son territoire, chaque composition s’accompagnant d’un poème en chinois classique. Cette tradition a été maintenue sous les règnes des empereurs Minh Mạng (1820-1841) et Thiệu Trị (1841-1847), notamment par la conception de bols décorés de longs poèmes rédigés soit en chinois classique, soit en nôm.

Pour les membres de la famille impériale, tels que les princes et princesses, l’empereur Minh Mạng fit commander des bols, portant la marque nhật (« soleil ») et ornés d’un paysage lacustre, accompagné d’un long poème en écriture nôm débutant par Một thức nước in trời. Le nôm est un système d’écriture vietnamien qui utilise les idéogrammes chinois (pour leur sens ou son) et d’autres plus complexes, combinant d’une racine sémantique chinoise et d’un second caractère pour la phonétique vietnamienne.  Selon les archives historiques, ces bols étaient offerts aux princesses comme présents de mariage.

« L’eau est de la couleur du ciel, 
   Quelle est donc cette barque qui vogue dans le lointain ?
   Ici se dressent des montagnes vertes.
   Là s’étendent les eaux bleues,
   Une voix s’élève entonnant la chanson de Thương Lang.
   Mélodie si chère au voyageur nostalgique de son village natal.
   Que le vent cesse de souffler !
   Que les vagues en soient apaisées.
   Et que, nonchalamment, les barques glissent sur la surface de la mer. »

La « chanson de Thương Lang » tire son origine du distique chinois 疚弄孺子臨詩呆, 歌曲滄浪知濁清 (Cửu lòng nhụ tử lâm thi dại, ca khúc Thương Lang biết trọc thanh). Ce distique peut se traduire ainsi : « La douleur ronge le cœur de l'enfant qui compose une poésie naïve / Le chant de la rivière Thương Lang révèle ce qui est trouble et ce qui est limpide. »  
La première partie du distique met en lumière la sensibilité accrue des âmes innocentes, dont la réceptivité face aux épreuves du monde les pousse à exprimer leurs tourments à travers une poésie d’une simplicité poignante, enrichie d’une mélancolie profonde. Cette expression artistique devient ainsi un exutoire pour leur douleur intérieure. 
La seconde partie trouve son inspiration dans le poème classique « Le Pêcheur », extrait des Chants de Shu de Qu Yuan (343-277 av. J.-C.). Cette œuvre poétique relate l’échange entre Qu Yuan, poète en exil, et un pêcheur incarnant une sagesse empreinte de pragmatisme. À travers cet échange, le pêcheur transmet une réflexion métaphorique : 
« Si l’eau de la rivière Thương Lang est limpide, j’y lave les cordons de mon chapeau —    symboles de mes responsabilités officielles. 
    Si elle est trouble, j’y lave mes pieds — acte annonçant un détachement volontaire des affaires du monde.
» 

Ces deux vers reflètent une progression spirituelle : passer d'une souffrance émotionnelle, incarnée par la figure de l'enfant poète, à un détachement philosophique marqué par une contemplation de l'ordre universel. Si le poète endure d'abord les blessures provoquées par la sincérité de ses émotions, il apprend progressivement à observer les ondulations du monde, symbolisées par le « mouvement des eaux ». Discerner ce qui est « trouble » et ce qui est « limpide » revient à trouver un équilibre subtil entre l'engagement envers autrui et le besoin de se replier pour préserver son essence. Ce cheminement s’érige également en une leçon de résilience : accepter les imperfections du monde tout en cultivant, avec discernement, une forme de pureté intérieure.

Le poème Một thức nước in trời dépasse la simple fonction d'un adieu adressé au voyageur, en abordant des thèmes plus profonds tels que la fragilité de l'existence humaine et l'interrogation sur le destin. Ces questionnements trouvent un écho particulier à travers la figure historique de Qu Yuan, un ministre émérite de l'État de Chu à la fin de la période des Royaumes combattants. Forcé à l'exil, Qu Yuan mit fin à ses jours en se jetant dans le fleuve Miluo après avoir appris la chute de son royaume. Sa disparition tragique est aujourd'hui encore commémorée par les Chinois lors du cinquième jour du cinquième mois lunaire, à l'occasion du Tết Đoan Ngọ, connu également sous les appellations de « Fête du Double Cinq » ou « Fête des bateaux-dragons ».
De cette manière, le cadre narratif du poème renvoie aux princes et princesses une méditation sur la nature éphémère de la vie et du pouvoir, mettant en exergue la primauté des relations humaines comme valeur fondamentale.

Philippe Truong 

Lot 12. Chine du Sud pour l'exportation, et pour le Vietnam, XIXe siècle. Deux bols en porcelaine bleu blanc, à décor pour l’un, de deux cerfs sous un pin et d'un poème (Marque Nội phủ sous la base), l’autre orné de motifs symboliques formant vœu « Puissiez-vous atteindre les trois bonheurs » : la longévité symbolisée par le pin, les émoluments officiels et les honneurs par la représentation des cerfs, et le bonheur par le motif de la chauve-souris. Diam. 18 cm et 23,4 cm. Estimation 200 - 250 € © Delon Hoebanks 

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 13. Chine, pour le Vietnam, XIXe siècle, Deux paires de bols en porcelaine émaillée bleu blanc, à décor des cinq saules pleureurs, motifs d'oiseaux et de caractères « tho » longévité. Marque à deux caractères 玩玉 « ngoạn ngoc » sous la base. Fêles. Diam. 17,3 à 18,4 cm. Estimation 400 - 600 € © Delon Hoebanks 
 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 14. Chine pour le Vietnam, XIXe siècle, Sept bols en porcelaine bleu blanc, dite « bleu de Huế » dont une paire, à décor d'un palais dans les saules « Tùng đình » (Marque à deux caractères 內府 nội phủ sous la base), les cinq autres bols à motifs divers, dont paysages lacustres, l’un marque 玉 ngọc sous la base, l’autre marque apocryphe Kangxi, sept sages dans un bosquet de lotus (Marque 內府 nội phủ sous la base), scène des « Trois Royaumes » (Marque à quatre caractères sous la base), huit immortels et à l'intérieur du bol, Laotseu sur sa grue (Marque à deux caractères 玩玉 ngoạn ngoc sous la base); Diam. 9,2 à 12,5 cm. Estimation 500 - 700 € © Delon Hoebanks 
 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 15. Chine, dynastie des Qing, règne de Guangxu (1875-1908). Trois coupes creuses en porcelaine bleu blanc, sur petits talons, à bords évasés, dont une paire, à décor sur le pourtour des sept sages dans un bosquet de bambou, l’intérieur orné en médaillon central des wu fu autour du symbole « shou ». L’aile à motifs de fleurs de prunus, bambou, chrysanthèmes, magnolias…( Marque au revers Guangxu) et une coupe creuse représentant des orchidées autour d'une roche percée et d’un poème évoquant le gentilhomme confucéen. L’intérieur représentant une pêche de longévité. Diam. 17,2 cm. Éclats et fêles sur l’une. Estimation 400 - 500 € © Delon Hoebanks 

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 16. Chine pour le Vietnam, XIXe siècle. Grand pot couvert (Thố), en porcelaine bleu blanc, à décor de lions bouddhiques parmi des nuages stylisés. Défauts de cuisson. H. 25 cm. Estimation 150 - 200 € © Delon Hoebanks 

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 17. Chine pour le Vietnam, XIXe siècle. Trois bouillons couverts (Thố) en porcelaine bleu blanc, à décor des quatre saisons, canard et lotus. Egrenures, fond étoilé sur la base de l’un, défauts de cuisson. H. à vue. 20 cm. Estimation 300 - 500 € © Delon Hoebanks 

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 18. Chine pour le Vietnam, XIXe siècle. Trois bouillons couverts (Thố) en porcelaine bleu blanc, à décor des quatre saisons, canard et lotus. Egrenures, fond étoilé sur la base de l’un, défauts de cuisson. H. à vue. 20 cm. Estimation 120 - 150 € © Delon Hoebanks 

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 19. Chine, pour le Vietnam, XIXe siècle, Service de table en porcelaine bleu blanc, comprenant vingt trois porcelaines, dont dix assiettes, dix bols et trois grands bols, à décor tùng đình « pin et palais ». (Marque apocryphe Kangxi nianzhi sous la base). Assiettes H. 3 cm – D. 15 cm; Bols H. 5 cm – D. 11 cm; trois grands bols H. 7 cm – D. 15,5 cm. Estimation 600 - 800 €  © Delon Hoebanks 

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

 

Lot 20. Chine pour le Vietnam, XIXe siècle, Lot de vingt-huit porcelaines bleu blanc, comprenant seize assiettes, six bols et six soucoupes, à décor de dragons parmi les nuages stylisés (ấm long). Marque 玩玉 « ngoạn ngoc » ou 玉 « ngoc » sous la base. Diam. 10 cm à 13,7 cm. Estimation 300 - 500 € © Delon Hoebanks 

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 21. Chine pour le Vietnam, XIXe siècle, Huit porcelaines bleu blanc, comprenant trois vases de diverses formes dont meiping, double gourde, et bouteille à long col, un bouillon couvert, une théière, une paire de coupes et une coupe creuse (marque ngoạn ngoc sous la base) à décor de dragons déployés parmi des nuées. Fêles, égrenures, défauts de cuisson. H. vases. 16 à 27 cm H. théière. 9,5 cm diam. Coupes. 12,5 cm à 12,9 cm. Estimation 400 - 600 € © Delon Hoebanks 

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 22. Chine pour le Vietnam, XIXe siècle, Chine pour l'exportation vers l'Asie du Sud Est. Quatre porcelaines bleu blanc, comprenant deux grandes cuillères à décor de motifs floraux (Marque à deux caractères 玩玉 « ngoạn ngoc » sous la base), un bol orné de personnages dans un paysage lacustre (marque au lingzhi au revers) et un pot à riz couvert (thố) à motifs d’un sage accompagné de serviteurs. Eclats et petits fêles sur les cuillères, défauts de cuisson, égrenures et éclats sur le bol, fêles sur le bouillon couvert. Estimation 300 - 400 €© Delon Hoebanks

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 23. Chine pour l’export, XVIIIe-XIXe siècle, Seize porcelaines bleu blanc, comprenant neuf bols et sept petites assiettes, à décor divers de poissons, dragons stylisés, canards, fruits, fleurs et feuillages. Défauts de cuisson, fêles.  Diam. 10,5 à 20,8 cm. Estimation 250 - 350 € © Delon Hoebanks

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 24. Chine, pour le Vietnam, XIXe siècle, Lot comprenant huit petites assiettes creuses en porcelaine bleu blanc à décor de dragons parmi des nuages stylisés. Marque : 玩玉 (ngoạn ngoc) ou 玉 (ngoc) sous la base. Fêles. Diam. 13,7 à 14,5 cm. Estimation 150 - 300 € © Delon Hoebanks

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

 

Lot 25. Chine XVIIIe-XIXe siècle, Six porcelaines bleu blanc, dont deux vases, l’un de forme double gourde, l’autre de forme balustre, à décor de phénix parmi des nuées, et quatre bols à motifs pour l’un, des trois fruits sacrés « sanduo », grenade, pêche et main de bouddha, alternés d’idéogrammes « longévité », dragons, bateaux et motifs floraux stylisés. Fêles, usures, égrenures, défauts de cuisson. H. 13 cm et 17,5 cm ; diam. bols 17,3 à 18,5 cm. Estimation 500 - 600 € © Delon Hoebanks

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 26. Chine pour le Vietnam, XIXe siècle, Six bols en porcelaine bleu blanc, à décor divers d’un dragon (marque « ngoc » au revers), cinq saules pleureurs (marque à deux caractères 玩玉 « ngoạn ngoc » dans un double carré sous la base), paysage lacustre, oiseau sur un camélia en fleur accompagné d'un poème (marque à deux caractères « ngoạn ngoc » sous la base, écureuils sur une vigne, accompagné d'un poème. Fêles. Diam. 16,2 à 18,5 cm. Estimation 300 - 400 € © Delon Hoebanks

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 27. Chine et Japon XXe siècle, Trois porcelaines dont deux plats, l’un de forme octogonale, l’autre circulaire et une grande coupe, à décor divers émaillé céladon et/ou bleu blanc d’oiseaux et fleurs. Marque apocryphe Kangxi au revers de la grande coupe. Diam. 29 cm diam. 33,5 cm L. 38,9 cm. Estimation 250 - 350 €. © Delon Hoebanks

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 28. Chine, vers 1880, Important plat en porcelaine blanche, à décor en bleu sous couverte, d'un oiseau sur une branche de fleurs, le revers orné de branches de bambous, reposant sur un présentoir en bois sculpté de dragons. Éclat et fêle. Diam. 34,8cm. Estimation 120 - 150 € © Delon Hoebanks

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 29. Chine, XIXe siècle, Coupe de commande, en porcelaine blanche, à décor en bleu sous couverte, de la bataille des huit immortels contre des démons de la mer de l’Ouest. Rare marque apocryphe au revers Wudi Yuanfeng de la dynastie Han (av110-av105). Défaut de cuisson au revers. Diam. 19 cm. Estimation 15 000 - 20 000 € © Delon Hoebanks

 

Note: La bataille des Huit Immortels et du fils du roi-dragon sur la mer orientale peint sur le bol (cat.) est un sujet apprécié de l'opéra de la dynastie Yuan, ainsi que dans le roman de la dynastie Ming, Le Voyage vers l’Orient de Wu Yuantai. Alors qu'ils s'apprêtent à repartir après une visite sur l'île enchantée de Penglai, demeure de la Reine-Mère de l’Ouest Xiwangmu, les Immortels décident de renoncer à utiliser un bateau. Ils choisissent plutôt de transformer chacun leur talisman en moyen de transport, démontrant ainsi leurs extraordinaires capacités magiques. Cette méthode non conventionnelle provoque la colère du Roi-dragon de la mer orientale, qui mobilise ses forces pour les affronter. Au cours du conflit, Lan Caihe, l’un des Immortels, est capturé, mais les sept autres parviennent à résister et finissent par tuer le fils du roi-dragon. L'affrontement s’intensifie lorsque le roi-dragon appelle en renfort ses homologues des mers occidentale, méridionale et septentrionale. Alors que les dragons déclenchent des vagues tumultueuses, Cao Guojiu réussit à repousser les eaux grâce à sa plaquette de jade. Finalement, l’intervention du bodhisattva Guanyin apporte une résolution au conflit, réconciliant les belligérants et assurant la libération de Lan Caihe.

Après avoir narré cet épisode légendaire, mon grand-père attira notre attention sur la délicatesse des illustrations, en mettant particulièrement en valeur la représentation des démons. Un tel dessin permet de penser à juste titre qu’il s’agit d’une célébration du taoïsme.

 

En retournant le bol, on peut découvrir la marque 大漢元封年製, signifiant « Fabriqué durant l'ère Yuanfeng de la dynastie des Han ». L’ère Yuanfeng (110-105 avant J.-C.) correspond au sixième nom d’ère sous le règne de l’empereur Han Wudi.

Ce choix, délibérément effectué par le commanditaire, n’a pas pour vocation de dater ce bol de cette période et d’induire en erreur les amateurs. En effet, ni la porcelaine ni les Huit Immortels — l’apparition de ce thème taoïste remonte aux dynasties Tang ou Song — n’étaient présents à l’époque de Yuanfeng. Cette marque témoigne donc d’une intention soigneusement réfléchie de la part du commanditaire.

Le règne de l'empereur Han Wudi (141-87 av. J.-C.) est considéré comme l'un des âges d'or de la civilisation chinoise. Han Wudi lui-même est fréquemment célébré comme l'un des trois souverains les plus éminents de l'histoire de la Chine, aux côtés de l'empereur Taizongde la dynastie Tang et de l'empereur Kangxi de la dynastie Qing.

Avant son accession au trône, la dynastie Han s'appuyait sur les principes taoïstes du Wu wei, signifiant « non-agir » ou « non-intervention ». Bien que cette approche ait pu encourager une gouvernance pacifique, elle contribua également à un affaiblissement de l'autorité politique centrale, ouvrant la voie à des insurrections internes et des menaces d'invasion aux frontières.

Confronté à cet état de désordre et guidé par les recommandations de Dong Zhongshu, le jeune Wudientreprit d'importantes réformes qui allaient redéfinir les fondements politiques et culturels de son empire. Il établit le confucianisme non seulement comme philosophie officielle d'État, mais également comme cadre moral structurant de la société impériale. Ce système mettait en avant des principes hiérarchiques stricts, établissant la suprématie du souverain sur sessujets, du père sur son fils, et du mari sur son épouse.

À travers sa réorganisation du gouvernement et ses politiques visant à consolider un État fort et centralisé, il posa les bases d'un héritage durable pour la Chine impériale tout en exerçant une influence significative sur les civilisations environnantes.

 

Ainsi, cette marque permettait à mon grand-père, Dương Minh Thới, d’évoquer l’histoire de la Chine sous le règne de l’empereur Han Wudi, tout en abordant les trois « religions » (taoïsme, confucianisme et bouddhisme). Il conclut que ce décor représentant la bataille des Immortels ne doit pas être interprété comme une glorification du taoïsme, mais plutôt comme une critique du « non-agir » et du chaos qui régnaient avant que l’empereur Wudi n’établisse le confucianisme comme fondement central de la gouvernance chinoise, politique ayant conduit à l’âge d’or de la civilisation chinoise.

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 30. Chine, pour le Vietnam, XIXe siècle, Deux porcelaines bleu blanc, comprenant une coupe couverte, à décor de deux grues sous un pin de longévité entourées de fleurs, le couvercle orné du motif Tho « longévité » (Marque 內府 nội phủ sous la base) et un bol représentant une scène de culte dans un Jardin arboré (Marque au revers 奇玉宝鼎之珍, Qí yù bǎo dǐng zhī zhēn, figurant sur les porcelaines Kangxi et les porcelaines d'exportation au XIXe siècle. Fêles. Diam. 13,5 cm et Diam. 15,5 cm. Estimation 200 - 300 € © Delon Hoebanks

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 31. Chine pour le Vietnam, XIXe siècle. Théière en porcelaine blanche, à décor en bleu sous couverte, dans quatre panneaux en forme de lotus, d’oiseaux, fleurs et scènes paysagées animées de personnages. Egrenures, défauts de cuisson, infimes éclats, fêles. Dim. 14,5 x 18 x 15cm. Estimation 209 - 400 € © Delon Hoebanks

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 32. Chine pour le Vietnam, XIXe siècle. Théière en porcelaine bleu blanc, dite « bleu de Huế », à décor de sept sages dans un bosquet de bambou. La prise du couvercle reprenant la forme d’une pêche de longévité. Défauts de cuisson, égrenures. Hauteur : 10,5 cm. Estimation 120 - 150 € © Delon Hoebanks

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 33. Chine pour le Vietnam, XIXe siècle. Deux verseuses couvertes à alcool, en porcelaine bleu blanc, dite « bleu de Huế » à décor d'un mandarin et son serviteur. Egrenures et petits éclats. H. 15 cm. Estimation 100 - 120 € © Delon Hoebanks

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 34. Chine pour le Vietnam, XIXe siècle. Dix porcelaines bleu blanc, comprenant une paire de petits bols à décor d’oiseaux, fleurs et calligraphies « longévité » (marque à quatre caractères 仁記監利 « nhân ký giám lợi » sous la base, quatre assiettes et un bol à motifs de dragons et phénix, trois assiettes dont une paire, à décor d'un oiseau sur une branche de camélia accompagné d'un poème et une assiette à motif d'un oiseau sur une branche de camélia suivi de l'inscription 春長貴富 « Le printemps apporte prospérité et richesse » (marque à deux caractères 玩玉 « ngoạn ngoc » au revers de chaque assiettes). Fêles et petits défauts de cuisson. Diam. 9 cm à 13,5 cm. Estimation 300 - 500 € © Delon Hoebanks

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 35. Chine pour l'exportation, XIXe siècle. Lot de trois assiettes en porcelaine blanche, à décor en bleu sous couverte, d'un oiseau sur une branche de camélia, accompagné d’un poème 春天卭 « Fête du Printemps ». Marque à quatre caractères 其昌監造 « Sous la supervision de Qi Changjiang », sous la base. Petits défauts de cuisson. Diam. 14,3 cm. Estimation 300 - 400 € © Delon Hoebanks

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 36. Chine pour le Vietnam, XIXe siècle, Onze porcelaines bleu blanc, dont six coupes creuses à décor du caractère « Tho » (longévité) en médaillon central, l’aile ornée de trois phénix. Idéogramme 兄 « Huynh » (frère) gravé, marque à la double carpe accolée au revers, cinq coupes creuses à motifs divers de phénix lové en médaillon, pivoines, branches de fruits, phénix et dragons (marques au lapin, gong sonore, double carpes accolées au revers…) Fêles, rayures, usures, éclats… Diam. 16 à 17 cm. Estimation 600 - 800 € © Delon Hoebanks

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 37. Chine, pour le Vietnam et pour le Sud-est asiatique, XIXe siècle et Japon, Huit porcelaines bleu blanc, à décor divers de dragons, oiseaux, scènes animées de personnages et motifs floraux stylisés. Marque à quatre caractères « Song công tu lac » « Dexterity is a great joy », 玉 « ngoc » 若深珍藏 « Nhược Thâm trân tàng » sous la base. Fêles et éclats. Diam. 12,8 à 15 cm. Estimation 500 - 700 € © Delon Hoebanks

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 38. Chine, pour le Vietnam, XIXe siècle, Lot 38. Quatre assiettes en porcelaine bleu blanc dite « bleu de Hué » dont trois à décor de lapins et poème, mandarin à cheval accompagné de son serviteur, deux grues (marque à deux caractères 玩玉 « ngoạn ngoc » sous la base de chaque assiette), et une assiette à motifs d’oiseaux entourés de prunus (marque sigillaire 璧玉 « bích ngọc » au revers). Fêles et éclats. Diam. 14,5 cm à 17,4 cm. Estimation 500 - 700 € © Delon Hoebanks

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 39. Chine, XIXe siècle, Quatre coupelles en porcelaine bleu blanc, à décor d’un pavillon dans un paysage lacustre. Marque apocryphe Qianlong au revers. Diam. 14,6 cm. Estimation 200 - 400 € © Delon Hoebanks

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 40. Chine pour le Vietnam, dynastie des Nguyễn, règne de Tự Đức (1848-1883), 1871, Paire de grands bols, en porcelaine bleu blanc dite « bleu de Huế », à décor de fleurs de prunus. Le pourtour orné de motifs de papillons et chrysanthèmes. Marque Nhược thâm trân tàng "Dans la collection de Roushen » au revers. Fêles et éclats sur l’un. Diam. 22 cm. Estimation 5 000 - 7 000 € © Delon Hoebanks

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

 

Note: L'année Mậu Thìn (1868), l'empereur Tự Đức confia à Nguyễn Thuật et Lê Tuân la mission diplomatique de se rendre en Chine. L'objectif principal de cette délégation était de demander une assistance militaire auprès des gouverneurs des provinces du Guangxi et du Guangdong, en vue de réprimer les dernières résistances liées à la révolte des Taiping dans les régions frontalières entre la Chine et le Vietnam. Cependant, la coopération entre les deux armées se révéla peu fructueuse. Bien que le dernier chef Taiping ait été capturé et tué dans la citadelle de Bắc Ninh, les chefs rebelles des factions des Pavillons Noir et Jaune continuèrent à perturber les provinces frontalières.

En 1870, Tự Đức dépêcha une nouvelle délégation auprès de la cour impériale de Tongzhi. Cette mission, dirigée par Nguyễn Hữu Lập et assistée de Phạm Hy Lượng et Trần Văn Chuẩn, visait plusieurs objectifs : exprimer la gratitude pour l'envoi des troupes chinoises, recueillir des informations sur la situation politique interne de l'empire Qing, et évaluer les relations de ce dernier avec les puissances occidentales.

Le journal de cette ambassade, Phạm Ngư Đường Bắc sà nhật ký, fut rédigé par Phạm Hy Lượng (1834-1884) sous le pseudonyme de Phạm Ngư Đường. Ce document historique relate en détail l'itinéraire suivi et les rencontres effectuées lors de cette mission, laquelle atteignit Beijing en novembre 1871 avant de retourner à Huế en août 1872.

 

Cette mission effectua des commandes de Bleus de Huế impériaux à deux décors différents et portant la marque 嗣德辛未 (Tự Đức tân mùi, 1871).

Le second décor commandé lors de l’ambassade de 1871 montre des chrysanthèmes, des pruniers en fleurs et des papillons. Ces compositions expriment un vœu poétique : « Une vie longue et vertueuse, emplie de joie et de bonheur (papillons), fortifiée par la capacité à surmonter les épreuves (prunus), pour s'épanouir en une noble vieillesse (chrysanthème) ».

Ces bols portent deux marques distinctes : Tự Đức tân mùi, destinée au Palais, et Nhược thâm trân tàng, « Dans la collection de Roushen », servant de cadeau aux grands mandarins. Dans cette dernière série, certaines pièces se distinguent par leur taille exceptionnelle, atteignant jusqu'à 22 cm de diamètre faisant ainsi partie des plus grands exemplaires connus de bols Bleus de Huế.

Philippe Truong

Lot 41. Chine pour le Vietnam, XIXe siècle, Bol en porcelaine bleu blanc dite « d'ambassade », à décor d'un mandarin et son serviteur dans quatre médaillons reposant sur un fond de calligraphies « longévité ». L’'intérieur orné de Laotseu sur une grue. Datation 1841 au revers. Fêles. Diam. 17,8 cm. Estimation 200 - 250 € © Delon Hoebanks

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

 

Lot 42. Chine pour le Vietnam, XIXe siècle, Quatre porcelaines bleu blanc, dont une coupe creuse et trois tasses à thé, à décor de cinq dragons lovés en médaillons. Marque à deux caractères 玩玉 « Ngoạn ngoc » sous la base de la coupe, et « Ngoc » sous les sorbets. Infimes éclats. Diam. 16,5 cm H. 4 à 4,7 cm. Estimation 300 - 500 € © Delon Hoebanks

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 43. Chine, pour le Vietnam, dynastie des Nguyễn (1802-1945), ca 1820-1883; Deux coupes en porcelaine bleu blanc dite « bleu de Huế » à décor de dragons. Marque 日 (Nhật, \"Soleil\") au revers de chaque coupe. Fêles. Diam. 13,6 cm. Estimation 300 - 500 € © Delon Hoebanks

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 44. Chine pour le Vietnam, dynastie des Tây Sơn (1778-1802), Assiette en porcelaine bleu blanc, dite « bleu de Huế » à décor d’un dragon impérial déployé autour du joyau sacré parmi des nuées. Marque à deux caractères sous la base 珍玩 « trân ngoạn ». Diam. 14,7 cm. Estimation 3 000 - 5 000 € 2© Delon Hoebanks
 

Provenance : - ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

 

Bibliographie : - Trần Đức Anh Sơn, Commissionned Patterned Porcelains in the Nguyen Area, p. 99

Lot 45. Chine pour le Vietnam, fin XIXe siècle, Brûle parfum tripode en porcelaine blanche, à décor en bleu sous couverte, de Laotseu et des huit Immortels. Usures. H. 8 cm -Diamètre : 23,5 cm. Estimation 300 - 400 € © Delon Hoebanks

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 46. Chine, XIXe siècle, Vase maillet en porcelaine blanche, à décor en bleu sous couverte, de deux cerfs sous un pin de longévité, l’anse en forme de dragon. Éclat à l’ouverture du col, sur la panse et infimes éclats sur l’anse et sur le talon. H. 23,5 cm. Estimation 120 - 150 € © Delon Hoebanks

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 47. Chine, XIXe siècle, Vase double gourde, en porcelaine bleu blanc, à décor de paons parmi des pivoines et prunus en fleurs. Marque apocryphe Kangxi sous la base. Usures. H. 36 cm. Estimation 500 - 700 € © Delon Hoebanks

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 48. Chine, XIXe siècle, Vase yenyen en porcelaine blanche, à décor en bleu sous couverte, d’un paysage lacustre. Marque apocryphe Chenghua sous la base. Éclats au niveau du pied, fond étoilé, egrenures. H. 45,5 cm Estimation 400 - 500 € © Delon Hoebanks

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 49. Chine, XXe siècle, Paire de bols en porcelaine bleu blanc, à décor d'un paysage montagneux animé de personnages. Marque apocryphe Daoguang au revers. Éclats et un fêle. Diam. 21,5 cm. Estimation 500 - 600 € © Delon Hoebanks

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 50. Chine, XIXe siècle, Grand vase balustre en porcelaine blanche, à décor en bleu sous couverte, de paons parmi des fleurs de prunus et pivoines épanouies. H. 60 cm. Estimation 300 - 500 € © Delon Hoebanks

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 51. Chine, vers 1880, Paire de vases de forme octogonale, en porcelaine blanche, à décor en bleu sous couverte double face, d’un dragon déployé parmi des nuées et d’une scène animée de personnages. Des branches de bambous complètent l’ornementation du talon. Deux têtes de lions formant anses. Accidents et restaurations à l’un, défauts de cuisson. Marque apocryphe Chenghua au revers. H. 44 cm. Estimation 500 - 700 € © Delon Hoebanks

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 52. Chine XIXe siècle, Paire de vases de forme rouleau, en porcelaine blanche, à décor en bleu sous couverte, dans des réserves, d’oiseaux, fleurs et objets mobiliers, reposant sur un fond de fleurs de lotus et rinceaux feuillagés. Accidents au col de l’un. H. 44 cm. Estimation 800 - 1 200 € © Delon Hoebanks

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 53. Chine, XIXe siècle, Vase en porcelaine blanche, de forme hu, à panse aplatie, à décor en bleu sous couverte, de scènes paysagées animées de personnages dans des médaillons sur fond de fleurs de prunus. Éclats au col, égrenures, défauts de cuisson. H. 43,5 cm. Estimation 300 - 500 € © Delon Hoebanks

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

 Lot 54. Chine fin XIXe, début XXe siècle, Lot de cinq tasses en porcelaine et émaux de style famille rose, à décor d'une femme dans son intérieur, accompagné d'un poème, cerclage en métal argenté. Chaque tasse possède sa soucoupe et son couvercle en métal argenté, finement ciselé d’oiseaux, fleurs et symboles shou « longévité », emblèmes bouddhiques. Défauts de cuisson. H. 6,4 cm Diam. 8,5 cm. Estimation 200 - 400 € © Delon Hoebanks

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 55. Chine, XVIIIe-XIXe siècle, Quatre coupes creuses, en porcelaine blanche, à décor en bleu sous couverte, de panier garni de fleurs. Marque au double carpes accolées au revers. Fêles. Diam. 14,5 cm. Estimation 200 - 300 € © Delon Hoebanks

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 56. Chine pour le Vietnam, fin XIXe siècle. Dix porcelaines bleu blanc dont cinq cuillères, à décor d'un oiseau sur une branche de pivoine épanouie, une assiette (marque 內府, nội phủ), trois bols à décor d’un oiseau, fleurs de pivoines et quatre caractères : 富貴到白頭 « richesse et honneur jusqu'à ce que nos cheveux blanchissent » (marque apocryphe Kangxi au revers) et un bol reprenant le même décor d’oiseau et fleur (marque 內府, nội phủ au revers). Estimation 500 - 700 €  © Delon Hoebanks

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 184. Chine, vers 1900, Grand vase balustre en porcelaine et émaux polychromes, à décor d’un couple d’oiseaux sur une branche de fleurs épanouies et d’un poème calligraphié. Deux tiges feuillagées formant anses. H. 59 cm. Accident restauration, fond étoilé. Estimation 100 - 150 € © Delon Hoebanks

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Lot 207. Chine, Fours de Shiwan, début XIXe siècle Statuette en grès émaillé brun, beige et blanc, représentant possiblement le poète ivre « Li Bai » tenant une jarre d'alcool Fenjiu. H. 19 cm. Estimation 100 - 120 € © Delon Hoebanks

 

Provenance :- ancienne collection Duong Minh Thoi, Saigon
- ancienne collection Truong Khac Huê, Paris
- par descendance Alain et Philippe Truong, Paris

Delon Hoebanks. Arts Du Vietnam, De La Chine, Du Japon, De L'Asie Du Sud-Est Et De L'Inde, jeudi 11 juin 2026, 14:00. Hôtel Drouot, 9, rue Drouot 75009 Paris, France

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