Lai Afong (1839–1890), A Chinese Golden Lily Foot
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Lai Afong (1839–1890), A Chinese Golden Lily Foot, Hong Kong, années 1870, tirage à l'albumine, 21 x 27 cm © Roland Belgrave Vintage Photography
Cette photographie historique montre une femme chinoise dévoilant son pied bandé, une modification corporelle rituelle appelée chanzu (ou « pieds de lotus »).
Cette pratique aurait débuté à la cour impériale au Xème siècle avant de se propager massivement à toutes les classes sociales de la population Han sous la dynastie Qing.
Les pieds extrêmement petits (idéalement environ 10 centimètres) étaient considérés comme un critère de beauté absolue, de vertu et un symbole de richesse, montrant que la femme n'avait pas besoin de travailler dans les champs.
Dès l'enfance (entre 4 et 9 ans), les quatre derniers orteils étaient repliés sous la plante du pied et brisés, puis le pied était enserré dans des bandages de plus en plus serrés pour cambrer la voûte plantaire.
Malgré de lourdes conséquences de santé (infections, nécroses, réduction drastique de la mobilité), la coutume a persisté pendant près de mille ans avant d'être officiellement interdite en 1912 avec la fin de l'Empire.