Judith Leyster, Garçon et Fille avec un chat et une anguille, 1645
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Judith Leyster, Garçon et Fille avec un chat et une anguille, 1645, huile sur panneau de bois, 59 × 49 cm © National Gallery, London (NG5417)
Ce tableau cache une double lecture morale sous ses airs joyeux et espiègles. L'œuvre illustre de manière littérale le proverbe hollandais « Celui qui joue avec les chats se fait griffer », l'équivalent de notre expression « qui cherche les ennuis les trouve ».
Le garçon attire le chat en agitant une anguille pour le nourrir ou le narguer. Pendant ce temps, la petite fille s'apprête à tirer sournoisement la queue du félin.
Le chat, toutes griffes dehors, regarde fixement le spectateur. La fillette sourit et lève son index vers nous, créant une complicité ironique : elle semble à la fois masquer sa propre bêtise en pointant son frère du doigt, tout en prenant le public à témoin de la leçon morale imminente, juste avant que le chat ne se rebiffe.
L'anguille et le chat symbolisent également des éléments difficiles à retenir et qui glissent entre les doigts, une métaphore courante à l'époque pour évoquer le manque de contrôle et la nature changeante de la jeunesse.