Torse d'amazone, Art romain, Ier siècle av. J.-C.
Lot 70. Torse d'amazone, Art romain, Ier siècle av. J.-C. Estimation : 50 000 € / 60 000 €. Photo Hôtel des Ventes de Monte-Carlo
Marbre blanc. Patine d’usure. Le drapé est en excellent état de conversation à l’avant. A l’arrière, légère érosion de la surface générale. La surface au niveau du torse et des jambes est marquée par des égrenures. Manque la tête, les bras et la partie inférieure des jambes. H. 78 cm.
Daprès le fameux canon de l’Amazone Mattei attribué à Phidias, le célèbre sculpteur grec de la seconde moitié du Vème siècle av. J.-C.
Figurée debout, la jambe gauche en avant, le genou légèrement replié, tandis que la jambe droite, plus tendue reste en arrière. La position de l’épaule droite (aujourd’hui manquante) semble indiquer que son bras droit était levé au-dessus de sa tête. Elle est vêtue d’un chiton ceinturé et noué à la taille au niveau du nombril. Le sein droit découvert, son sein gauche à peine marqué rappelle le rituel des Amazones qui se coupaient le sein afin de faciliter le maniement de l’arc.
Plusieurs types d’amazones ont été identifiés et sont référencés dans Les Histoires Naturelles de Pline l’Ancien. Les Amazones ont été figurées ainsi par les plus grands artistes de la Grèce.
Ayant ainsi indiqué les époques des artistes les plus célèbres, je passerai rapidement en revue les plus éminents; la foule des autres sera dispersée çà et la. Les plus célèbres, quoique n’appartenant pas précisément à la même époque, ont concouru ensemble par des Amazones qu’ils avaient faites. Quand on dédia ces statues dans le temple de Diane d’Éphèse, on convint, pour savoir quelle était la meilleure, de s’en rapporter au jugement des artistes eux-mêmes, qui étaient présents; il fut évident que c’était celle que chacun avait jugée la première après la sienne. De cette façon celle de Polyclète fut placée au premier rang, au second celle de Phidias, au troisième celle de Crésilas (54), au quatrième celle de Cydon, au dernier celle de Phradmon.
Histoire Naturelle, XXXIV, 54
Provenance: Ancienne collection particulière de Monsieur V., Paris. Dans la famille depuis les années 50 puis par descendance jusqu’au propriétaire actuel.
Archéologie, Antiquités d'Europe et d'Asie chez Hôtel des Ventes de Monte-Carlo, 98000 Monaco, le 23 Juillet 2017 à 14h30







