La Collection Yves Saint Laurent/Pierre Bergé en vente
Yves Saint Laurent (detail), Photo by André Rau, Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent
« Nous avons voulu, Pierre Bergé et moi, que notre choix soit le reflet de nos coups de cœur et que notre collection évolue avec eux, la qualité est le seul critère qui nous a guidés. » Yves Saint Laurent
Paris - Christie's a l'honneur d'annoncer la vente de la Collection Yves Saint Laurent et Pierre Bergé qui aura lieu à Paris les 23, 24 et 25 février 2009, au Grand Palais, en association avec la maison de ventes aux enchères Pierre Bergé & Associés.
Il est des décors qui sont des signatures d’artistes et l’on mesure ce que représente le mot « Collection » pour Yves Saint Laurent et Pierre Bergé. Les œuvres d’art de leurs appartements respectifs, rue de Babylone et rue Bonaparte s’unissent pour constituer l’une des plus importantes collections que le marché de l’art n’ait jamais connues. Témoignage de 50 années de complicité et de passion à la recherche de l’objet rare et unique, cette collection partagée est l’émouvante mise en scène de leurs affinités. Elle est l’une des plus somptueuses collections privées de notre temps. Un modèle français de qualité et de goût: chefs-d’œuvre de l’Art Moderne, de l’Art Déco, mobilier et objets d’Art Européen, antiquités, tableaux et dessins anciens et du 19ème siècle composent cet ensemble. Plus de 700 œuvres estimées raisonnablement entre 200 et 300 millions d’euros. Elles seront vendues en février prochain.
C’est en 1972 qu’Yves Saint Laurent et Pierre Bergé quittent leur appartement de la place Vauban pour s’installer rue de Babylone.
Cet appartement a appartenu à un américain qui avait fait décorer les lieux de façon minimaliste en recouvrant les murs de panneaux de chêne. Ruiné par le Krach de 1929, son propriétaire n’y habitera en fait jamais.
C’est Marie Cuttoli (1879-1973) qui s’y installe au début des années 1930. Cette passionnée d'art a joué un rôle fondamental dans la renaissance de la tapisserie. C'est le début d'une grande aventure artistique qui conduit Marie Cuttoli à fréquenter les plus grands artistes de son temps: Picasso, Fernand Léger, Matisse et le Corbusier dont elle fait réaliser, d'après leurs cartons, des tapisseries en très petite série.
Son admirable collection réunie rue de Babylone, qui rassemblait des chefs d'œuvres de Picasso, Braque, Calder, Klee, Miro, Laurens, Dufy, Léger ou encore Rouault, a été selon son souhait en partie léguée au Musée d'Art Moderne de Paris.
L’ENTREE
Comme dans un roman de J-K Huysmans, c’est par une discrète porte noire que l’on pénètre dans cette cathédrale consacrée à l’Art. L’entrée, aux courbes gracieuses, laquée d’un rouge opium et couronnée d’une voûte dorée à la feuille, sert d’écrin au grand torse romain de marbre blanc qui vous accueille par un subtil contraposto.
Rue de Babylone, l'Entrée.A gauche, un important Torse Masculin en marbre, Rome, Ier-IIème siècle AP J.C., estimé € 200.000-300.000
LE GRAND SALON
Le grand salon, aux panneaux de chêne tapissés de tableaux, est une ode triomphale composée pour célébrer la « Collection ». Les œuvres sont signées Théodore Géricault, Jean-Auguste-Dominique Ingres, Fernand Léger, Paul Klee, Henri Matisse, Paul Cézanne, Pablo Picasso, Juan Gris, Edward Munch…
Rue de Babylone, dans le Grand Salon, au centre au dessus, la "Composition, dans l'usine" peint en 1918 de Fernand Léger (1881-1955) estimé € 7.000.000-10.000.000
Rue de Babylone, autre vue du Grand Salon. La paire de Grands Vases, 1925, de Jean Dunand (1877-1942) faisant partie d'un ensemble de 4 vases décorant la cour du Pavillon des Métiers d'Art à Paris en 1925, estimé € 1.000.000-1.500.000 la paire
Le plus grands noms de l’Art Déco sont représentés à travers leurs créations les plus emblématiques et les plus rares: Miklos, Legrain, Eileen Gray, Jean Dunand… Et sur les guéridons de Rateau et de Ruhlmann, les tables basses de Jean-Michel Frank, Yves Saint Laurent et Pierre Bergé ont déposé des objets spectaculaires en or, en argent, en vermeil ou ivoire, de la Renaissance ou du 18ème siècle, réminiscence transfigurée de l’Hôtel Noailles Place des Etats-Unis.
Rue de Babylone, dans le Grand Salon, "Les coucous, tapis bleu et rose" peint en1911 d'Henri Matisse (1869-1954), estimé € 15.000.000-20.000.000
Rue de Babylone, dans le Grand Salon, le fauteuil aux dragons, vers 1920-1922) d'Eileen Gray (1878-1976), estimé € 2.500.000-3.500.000
LE SALON DE MUSIQUE
Esthètes et mécènes, Yves Saint Laurent et Pierre Bergé ont fait appel à Claude et François-Xavier Lalanne dont l’univers poétique et végétal correspondait à leur goût.
Rue de Babylone, aux murs du Salon de musique, un ensemble de 15 miroirs aux branchages, 1974-1975, de Claude Lalanne (née en 1925), réalisé spécialement pour le lieu, estimé € 800.000-1.200.000
De la commande d’une simple paire de miroirs à Claude Lalanne en 1974, l’entreprise à pris de l’ampleur jusqu’à couvrir les murs de ce salon de quinze miroirs en bronze à décor végétal et branches de lumières destinées à éclairer cette pièce aux bougies qui, le soir, se reflètent indéfiniment dans le regard de leurs frères jumeaux tels une fratrie de Narcisse.
Estimation :€ 40.000-60.000
Rue de Babylone, dans le Salon de musique, le meuble Enfilade, vers 1920-1922) d'Eileen Gray (1878-1976), estimé € 2.000.000-5.500.000
C’est à la suite d’un voyage en Bavière et en Autriche que l’idée de ce décor est née dans l’esprit d’Yves Saint Laurent. Les salons de miroirs de ces châteaux baroques, où se reflètent à l’infini dans une féerie chatoyante, les objets et les personnes, sont à la source de l’inspiration de ce décor, « bien plus que la Galerie des Glaces de Versailles », explique Pierre Bergé
« Ce qui m’a séduite dès le premier abord chez Yves, c’est la grande tendresse que nous avons partagée. Elle m’a accompagnée tout au long de ces années et m’a permis d’aboutir à la folle réalisation de la chambre aux miroirs qui reste mon plus précieux souvenir. » Claude Lalanne
CABINET DE CURIOSITES
Egypte, Epoque Ptolémaïque, IVe siècle av. J.- C.. Couvercle de sarcophage anthropomorphique. Bois et incrustations de verre (yeux). Hauteur : 205 cm - Estimation : €50.000-70.000
L’escalier qui mène à l’étage inférieur, aboutit à un palier d’où surgit comme le gardien du Temple un couvercle de sarcophage égyptien de l’époque Ptolémaïque en bois de plus de deux mètres de hauteur. C’est le passage obligé pour découvrir le cabinet de curiosités: petite pièce tapissée de vitrines à l’image des Schatzkammer des Princes Electeurs allemands. Elle a été conçue dans les années 80 par le décorateur Jacques Grange pour mettre en valeur la collection de camées, d’émaux, de bijoux, de coupes et de croix en agate, calcédoine, jaspe, ivoire, nacre, lapis lazuli et cristal de roche collectionnés avec passion.
C’est un apaisant bouddha en bois laqué or et rouge de la dynastie Ming en position de dhyanasana qui préside avec sérénité et grâce les lieux.
Rue de Babylone, le Cabinet de Curiosités
LA BIBLIOTHEQUE
Une fois de plus, dans cette pièce lumineuse qui donne sur le jardin, Yves Saint Laurent et Pierre Bergé ont apporté leur goût commun qui, s’il est inspiré de celui des Noailles, est totalement renouvelé pour aboutir à un style et à un goût qui leur sont propres. Ils sont ainsi devenus, à leur tour, des personnages clefs de l’histoire du goût et des collections.
Rue de Babylone, la Biliothèque. Au premier pla, le Bar YSL, 1965, de François-Xavier Lalanne (1927), estimé € 200.000-300.000 Une série de paravents de toutes tailles, en marqueterie de paille, bois ou parchemin, accompagnée de tables basses ou d’appoint elles-mêmes en marqueterie de paille, en galuchat, en chêne, en plaquage d’ivoire, sont autant de tributs au talent de Jean-Michel Frank qu’Yves Saint Laurent et Pierre Bergé ont été parmi les premiers à redécouvrir dans les années 70. Comment ne pas être impressionné par les trois huiles emblématiques de Piet Mondrian de 1914, 1920 et 1921 et ne pas penser à la collection Hommage à Mondrian réalisée par Yves Saint Laurent en 1965 et qui demeure aujourd’hui encore dans toutes les mémoires.
PIET MONDRIAN (1872-1944). Composition with Grid 2 (Composition no. 15). Signé des initiales et daté ‘PM 1915’ (en bas à gauche). Huile sur toile, 97 x 62.3 cm. Peint en 1915 (En 1942 Mondrian a nettoyé et tourné le tableau 180°) - Estimation: €7.000.000-10.000.000
PIET MONDRIAN (1872-1944). Composition avec bleu, rouge, jaune et noir . Signé du monogramme ‘PM’ (en bas à droite). Huile sur toile, 79.6 x 49.8 cm. Peint en 1922 - Estimation : €8.000.000-12.000.000 Le regard se pose ensuite sur Le Danseur gouache découpée de Matisse de 1937 réalisé bien avant Le Jazz qu’il préfigure. Il fait face à la tapisserie d’Edward Burne-Jones L’Adoration des Mages, pièce unique commandée en 1904 par les Mallet pour leur propriété de Varengeville ‘Les Bois de Moutiers’. HENRI MATISSE (1869-1954). Le Danseur. Signé des initiales ‘HM.’ (en bas à droite). Papier collé et gouache sur papier marouflé sur toile, 74 x 62 cm. Exécuté en 1937-38 - Estimation : €5.000.000-7.000.000
Les lampes et les lampadaires d’Alberto Giacometti et de Jean-Michel Frank, les marbres antiques, les bronzes du 17ème et du 18ème siècle, un petit paysage du Douanier Rousseau accroché aux côtés d’un portrait de Jean Cocteau par Modigliani, enveloppent de leur présence le visiteur ému. Et presque malgré lui, il engage son propre dialogue avec l’Art. LA SALLE A MANGER
Rue de Babylone, la salle à manger. Suite de 18 chaises italiennes datant du mlieu du 18ème siècle provenant du Palazzo Carrega-Cataldi à Gênes, acquis à la Galerie Aaron, estimé € 300.000-500.000 LE JARDIN Génie particulier du lieu, placé au centre du jardin, un Minotaure, monstre fabuleux à corps d’homme et tête de taureau d’époque romaine, règne avec bienveillance et autorité sur les fauteuils ‘Oiseaux de marbre’, réalisés spécialement par François-Xavier Lalanne pour Yves Saint-Laurent et Pierre Bergé en 1974. ROME, Ier - IIe SIECLE AP. J.- C. - Minotaure - Marbre - Hauteur : 107 cm - Estimation : €200.000-300.000 RUE BONAPARTE A la fin des années 80, Pierre Bergé s’installe rue Bonaparte dans la maison qui a vu naître Edouard Manet et mourir le Maréchal Lyautey. Cet appartement, décoré par François-Joseph Graf et dont le style peut être qualifié de « ancien regime modernism», reflète sa passion pour l’Art. Rue de Bonaparte, le salon. Au mur, de James Ensor (1860-1949), "Le désespoir de Pierrot" peint en 1892, estimé € 2.000.000-3.000.000 Quatre bustes de femme, allégories des continents, en bois sculpté peint et bois doré, du 18ème siècle vous accueillent dès l’entrée, à la fois gracieuses et majestueuses. L’Europe est coiffée d’un cheval, l’Amérique d’un aigle, l’Asie d’un éléphant et l’Afrique d’un lion. Pablo Picasso (1881-1973). Instruments de musique sur un guéridon. Signé ‘Picasso’ (en haut à gauche). Huile et sable sur toile. 130 x 89 cm. Exécuté en 1914 - Estimation : €30.000.000-40.000.000 James Ensor, David et Ingres, Géricault, Degas, Gauguin, Toulouse-Lautrec, Edouard Manet, Edouard Vuillard, Picasso et Braque ornent les murs du salon dont les tables sont couvertes de sculptures du 16ème et du 17ème siècles, d’orfèvrerie allemande dont la qualité et la rareté en font sans doute un des plus beaux ensembles aujourd’hui réuni en mains privées. JACQUES-LOUIS DAVID (Paris 1748 - 1825 Bruxelles). Portrait d’homme, anciennement intitulé Autoportrait. Craie noire, plume et encre noire, lavis d’encre noire, rehaussé de blanc, traits d’encadrements à la plume et encre brune. Diamètre 178 mm. Provenance : E. & J. De Goncourt (L.1089). Estimation: €400.000- 600.000 JEAN-AUGUSTE-DOMINIQUE INGRES (Montauban 1780 – 1867 Paris). Portrait de la Comtesse de Larue. Inscrit ‘n°1/Ingres 1812’ (au dos). Huile sur panneau, ovale. 29 x 23.5 cm. Estimation : €2.000.000- 3.000.000 THÉODORE GÉRICAULT (1791-1824). Portrait d’Alfred et d’Elisabeth de Dreux. Huile sur toile. 99,2 x 79,4 cm. Exécuté en 1816 - 1817 - Estimation: €4.000.000-6.000.000 C’est bien sûr, Le désespoir de Pierrot par James Ensor, magnifique composition de l’artiste à la mise en page parfaite qui retient l’attention. Arlequin s’en va avec Colombine ; masques de la commedia dell’arte et mascarades emplissent la toile. Elle est prêtée par Pierre Bergé à l’exposition Masques, de Carpeaux à Picasso au Musée d’Orsay d’octobre 2008 à février 2009. La bibliothèque pourrait être le studiolo d’un conoscenti tapissé de souvenirs, de présences défuntes et inspiratrices, ce que Mario Praz nommait « LA MAISON DE VIE » : Tête antique en marbre, bronzes de la Renaissance, tours en ivoire tourné allemandes du 17ème siècle, bestiaire en vermeil… et l’extraordinaire collection d’émaux de Limoges (plats assiettes et chandeliers de l’ancienne collection Hubert de Givenchy), achetée en bloc à Nicolas et Alexis Kugel. Un portrait d’homme de Frans Hals, une jeune femme nourrissant son perroquet de Pieter de Hooch, un portrait de femme à grande fraise de Cornelis de Vos, des céramiques Iznik, des majoliques de Montelupo couvrent les murs. Groupe en bronze vers 1640, d’après Giambologna et attribué à Tacca, représentant l’enlèvement d’une Sabine. Hauteur : 55.5 cm - Estimation : €400.000-600.000 Boite à compartiments en ivoire sculpté, par Ag. Van Hermansreyt, 1657, portant l’inscription latine «Hoc opus centrale ingenio suo primus extulit MDCLVII Suaq[ue] manu perfecit, Achilles Ag ab Hermansreyt » avec son coffret en cuir. Hauteur : 57 cm. Estimation : €180.000-220.000 STATUE en vermeil, probablement par Andreas I Wickert, Augsbourg, vers 1630-1650, représentant l’enlèvement de Déjanire par le centaure Nessus, d’après un dessin de Jean de Bologne, sur socle en bois. Hauteur : 40 cm. Estimation : €300.000-500. Plat en émail polychrome par Jean de Court, troisième quart du XVIe siècle, représentant l’enlèvement d’Europe. Largeur : 52.9 cm. Estimation : €300.000-400.000 Au premier étage, dans un appartement séparé, aux murs gris clair, d’esprit néoclassique on découvre, dès l’entrée les têtes de rat et de lapin provenant de la clepsydre zodiacale du Palais d’Été de l’Empereur Qianlong à Pékin. Elles ont appartenu à José Maria Sert qui fut sans doute un des plus grand amateur d’art et collectionneur du 20ème siècle. Tête de lapin en bronze provenant de la clepsydre zodiacale du palais d’été de l’empereur Qianlong (Yuanming Yuan). Chine Dynastie Qing, Epoque Qianlong (1736-1795). Hauteur : 46,5 cm. ; Longueur : 35 cm. Estimation : €8.000.000-10.000 000 Réalisée d’après les dessins du père jésuite Giuseppe Castiglione pour la fontaine zodiacale du Yuanming Yuan, cette tête de lapin est particulièrement réaliste, le museau piqué de moustaches à l’origine, est entrouvert et laisse apparaître deux rangées de petites dents, les yeux ronds sont expressifs, les oreilles dressées vers l’arrière imitent à la perfection celles de l’animal, les muscles soulignés par un modelé subtil et le pelage rendu par de fines incisions renforcent ce rendu très naturel. Tête de rat en bronze provenant de la clepsydre zodiacale du palais d’été de l’empereur Qianlong (Yuanming Yuan). Chine Dynastie Qing, Epoque Qianlong (1736-1795). Hauteur : 30 cm. ; Longueur : 40 cm. Estimation : €8.000.000-10.000.000 Réalisée d’après les dessins du père jésuite Giuseppe Castiglione pour la fontaine zodiacale du Yuanming Yuan, cette tête de rat est particulièrement réaliste, typique au rongeur, le museau allongé, piqué de moustaches à l’origine, est entrouvert et laisse apparaître deux rangées de petites dents, les yeux en amande dégagent une impression d’intelligence, les petites oreilles dressées imitent à la perfection celles de l’animal, les muscles soulignés par un modelé subtil et le pelage rendu par de fines incisions renforcent ce rendu très naturel. Le petit salon renferme les coupes dites des Hanovre. Spectaculaire ensemble d’orfèvrerie d’apparat rassemblé par le Prince Georg-Wilhelm : fontaines, pokals ou hanaps en argent et argent doré dont on ne connaît pas d’équivalent dans des collections privées. Importante coupe de la Ville de Lüneburg, par Nicolaus Siemens, Lüneburg, vers 1640, dans le goût auriculaire, le bouquet peint. Hauteur : 110 cm. Estimation : € 120.000-180.000 LE CHATEAU GABRIEL En 1983, Yves Saint Laurent et Pierre Bergé achètent le Château Gabriel à Benerville-sur-Mer en Normandie. De cette propriété nous avons inclus dans les ventes une œuvre d’Edouard Vuillard Les Lilas où figure Misia Sert, Luna de Burne-Jones exécutée en 1875, un confident et un candélabre de Claude Lalanne et de grands oiseaux en cloisonné, une vasque monumentale en marbre et une ménagère en argent par Christofle de plus de 1200 pièces ainsi qu'un "Déjeuner chinois réticulé" en porcelaine de Sèvres du milieu du XIXème siècle dont un autre exemplaire connu est celui de la Reine Marie Amélie qui se trouve au Louvre
"Déjeuner chinois réticulé" en porcelaine de Sèvres du milieu du XIXème siècle Marques pour Sèvres 1839 et 1842 Yves Saint Laurent a légué à la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent sa part indivise de la « Collection ». Pierre Bergé a décidé depuis de mettre en vente la totalité de la « Collection » et de créer une nouvelle fondation consacrée, pour l’essentiel, à la recherche scientifique et à la lutte contre le Sida.
La collection réunie par Yves Saint Laurent et Pierre Bergé révèle en dehors de la qualité des œuvres l’expression d’une complicité créatrice; une façon d’inventer une conversation entre les objets, ceux qui les possèdent, ceux qui les admirent et le décor qui les reçoit. Pierre Bergé reconnaît que l’art et la manière du vicomte et de la vicomtesse de Noailles ont été pour eux une source d’inspiration. A ces aristocrates artistes et mécènes, il rend un vibrant hommage « Ils sont des personnages clés dans ma construction » et il ajoute « c’est chez eux que nous avons appris à mélanger les styles, les époques, les continents ».
Pot à Bouquet en cristal de roche, Milan fin du XVIIe siècle début du XVIIIe siècle, la monture en vermeil sertie de vingt quatre rubis
Hauteur : 17 cm - Estimation : €100.000-150.000
Gustave Miklos (1888-1957). Paire de banquettes, vers 1920-1922. Estimation : € 2.000.000- 3.000.000 la paire
Je vous recommande le tag "Yves Saint Laurent" pour voir plus tard mes pièces préférées de la vente ainsi que les résultats.






























