Tsukioka Yoshitoshi, L'Esprit du cerisier de Komachi, octobre 1889
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Tsukioka Yoshitoshi, L'Esprit du cerisier de Komachi (Komachi-zakura no sei / 小町櫻の精), octobre 1889, de la série Nouvelles formes de trente-six fantômes (Shinkei sanjurokkassen). Gravure sur bois, 36,8 × 25 cm.
L'œuvre s'inspire directement d'une pièce du théâtre kabuki intitulée Seki no To (La barrière). Elle illustre le moment magique où la courtisane Sumizome (ou Kurozome selon les versions) se révèle être l'esprit d'un cerisier sacré. Elle apparaît pour protéger l'arbre menacé de destruction par un noble malveillant.
Fidèle à la délicatesse de Tsukioka Yoshitoshi, l'esprit féminin semble flotter au milieu d'une tempête de pétales de fleurs de cerisier (sakura), avec un mouvement de drapé fluide et des épingles à cheveux spectaculaires caractéristiques de la période Meiji.
L'estampe d'origine incorpore du gauffrage (motif en relief sans encre sur le col blanc et le kimono) ainsi qu'un dégradé de couleurs particulièrement subtil (bokashi).