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Alain.R.Truong
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Alain.R.Truong
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26 mars 2015

Jusepe de Ribera (1591 – 1652), Saint Thomas, Saint Barthélémy, Saint Paul actuellement exposés au musée Jacquemart-André

de Ribera (1591 – 1652) , Saint Barthélémy, vers 1612

Jusepe de Ribera (1591 – 1652) , Saint Barthélémy, vers 1612, huile sur toile, 126 x 97 cm. Florence, Fondazione di Studi di Storia dell’Arte Roberto Longhi © Studio Sébert Photographes.

Jusepe Ribera (1591 – 1652), Saint Thomas, vers 1613

Jusepe Ribera (1591 – 1652), Saint Thomas, vers 1612 : Huile sur toile 126 x 97 cm Florence, Florence, Fondazione di Studi di Storia dell’Arte Roberto Longhi © Studio Sébert Photographes.

Jusepe Ribera (1591 – 1652), Saint Paul, vers 1612

Jusepe Ribera (1591 – 1652), Saint Paul, vers 1612 : Huile sur toile 126 x 97 cm, Florence, Fondazione di Studi di Storia dell’Arte Roberto Longhi © Studio Sébert Photographes.

Toujours auprès du marquis Gavotti à Rome, Roberto Longhi fait l’acquisition de cinq panneaux représentant des Apôtres dont saint Thomas, saint Barthélémy et saint Paul. De son vivant, si Longhi leur trouvait des similitudes avec l’art de Jusepe Ribera, peintre espagnol installé très jeune en Italie, il n’était pas allé jusqu’à lui attribuer ces panneaux. Cette attribution récente (2000) est désormais approuvée, avec une datation autour de 1612.

Sept autres apôtres complétaient sans doute l’ensemble, selon un genre que l’on appelait en espagnol un « Apostolado ». Le Christ et ses disciples y sont généralement représentés à mi-corps, et chaque saint est désigné par l’instrument de son supplice. C’est le cas ici : saint Thomas brandit une lance, saint Barthélémy tient la dépouille de son propre supplice,  et une épée est déposée derrière saint Paul.

L’exceptionnelle qualité des panneaux a été maintes fois soulignée, en dépit de l’usure visible de certains d’entre eux. Parmi les premiers à apprécier le réalisme de Caravage, Ribera retient la leçon et se livre ici à un portrait saisissant des apôtres : si le dispositif est assez unitaire – un fond monochrome, et un cadrage resserré sur le buste –, c’est la variété des attitudes qui frappe, derrière leur monumentalité apparente. On note aussi le réalisme des rougeurs sur les visages, la barbe hirsute de Thomas, les oreilles décollées de Barthélémy. Le peintre a pris soin de modeler la profondeur des plis, accusés par l’éclairage marqué, de sorte que les manteaux eux-mêmes confèrent une ample épaisseur et une grande densité aux figures.

NDB: Ma grande découverte de ce matin au vernissage presse de l'exposition "De Giotto à Caravage. Les passions de Roberto Longhi" au Musée Jacquemart-André". J'ai été complètement subjugué par ces 3 toiles avec son fond tellement contemporain. On pense aux portraits du Studio Harcourt...J'aimerais bien voir les deux autres toiles de la série de 5 acquis auprès du marquis Gavotti à Rome.

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Commentaires
M
Savez-vous et me diez-vous, cher Monsieur Truong, à qui appartient la tête que Barthélemy vient de trancher (pourquoi?…) et qu'il à recueillie dans cet amas de peau tannées qu'il brandit de sa main gauche?<br /> <br /> Bien à vous.<br /> <br /> <br /> <br /> Pierre Marcelle
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